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 Cycle premier : Danthorïn, Lorndor

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Danthorïn

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MessageSujet: Cycle premier : Danthorïn, Lorndor   Ven 28 Aoû - 20:21

Cycle premier
Lorndor


Histoire des origines de Danthorïn ou l’obscur passé de Danthorïn :

Nous parleront ici d’un nain en nous attachant à ses pas dans les terres du Lorndor. Ne nous en voulez pas de ne pas nous attacher aux vies de ceux qu’il a croisé nous essayeront de parler d’eux au mieux.

Danthorïn ne provient pas d’une des nombreuses familles de nains sous la montagne. Il n’a que très rarement visité les glorieuses citées naines sous les monts de fer, n’as qu’entrevu des puits de mithril et, pire que tout, n’as jamais utilisé de marteaux pour forger ces armures dont les nains sont si fier !
En fait Danthorïn a vécu toute son enfance à voyager dans les plaines et les forêts entre les villes des humains et des elfes. Le plus souvent caché dans de vieilles charrettes avec ses parents. Ses parents voilà le problème : il à hérité ses pouvoirs magiques de ses parents, son père était lui aussi un mage des flammes très doué et sa mère commandait à la terre, mais eux n’utilisaient pas leurs pouvoirs, comme la majorité des nains, pour creuser des tunnels ou faire fondre le métal dans les forges. Les parents de Danthorïn étaient des mages de guerre, des mercenaires chaotiques qui passaient leur temps à voyager dans les terres des hommes et des elfes pour accomplir des assassina discrets que les gens de grande taille ne pouvaient pas accomplir. Bref les parents de Danthorïn étaient des nains chaotiques !

Danthorïn était un nain plutôt chétif : plus grand que la moyenne, un mètre 42, il était beaucoup plus maigre que ses congénères plus habitués aux tavernes que lui. D’ailleurs les mages sont souvent plus filiforme que les guerriers nains cela s’est souvent vus confirmer !
Il avait à cette époque une barbe rousse fournie mais peignée rapidement sans la moindre attention, en y repensant plus tard la honte le reprendra de cette époque, une chevelure d’un roux flamboyant et un œil brun foncé toujours brillant d’ingéniosité
Sa tenue était des plus négligée par contre, une tenue de laine brune et une cape beige délavée sans grand intérêt et sur laquelle on ne s’attardera pas ici… Bref un nain ressemblant plus à un jeune saltimbanque humain !

Danthorïn s’est avéré très précoce, il maîtrisait déjà de petites flammes dès l’âge de huit ans… Et il se rendait déjà compte de ce que faisais ses parents ! A dix ans, il profita d’une beuverie de ses parents dans une taverne isolé, son père ne tenais pas aussi bien l’alcool que lui plus tard, pour s’enfuir seul dans les plaines du Lorndor.
Pendant trente années il a voyagé seul, apprenant à maîtriser ses pouvoirs, habile à s’en servir pour épater les foules dans les villes pour gagner son pain et prêt à l’utiliser, en dernier recourt, pour repousser les hordeux qui s’en prenaient régulièrement à lui ! Il tenait à éviter de ressembler à ses parents et de ce fait rechignais à utiliser sa magie pour faire du mal à autrui.
Finalement, lors d’une de ses visites dans une taverne malfamée près des montagnes de fer, il rencontra un jeune nain. Ce qui retint son attention sur le nain en question n’étais ni son âge, il devait avoir 40 ans de plus que lui, ni sa stature (à peut près le même poids que lui) et encore moins son équipement (sans commentaires) mais sa choppe : elle était non pas remplie de bière naine mais de lait !!! Il passa la nuit suivante à discuter avec ce mystérieux nain, il s’appelait Olriik, et appartenais à l’une des plus grandes confréries de nains de ces derniers siècles. Captivé par les récit d’Olriik et la présentation de certaines personnalités de ce clan, à commencer par le maître d’Olriik, Raybak le plus grand mage nain de notre temps, et intéressé par le fait que l’on puisse donc devenir un mage de guerre sans devenir un nain chaotique, ce dont il avais si peur, Danthorïn pris finalement la décision de rejoindre cette confrérie pour entamé une nouvelle vie.

Rapidement il fit la connaissance des trois chefs des NAINS et se lia d’amitié avec le maître Trosken, l’un des grands sages NAINS, qui le prit pour disciple. Il devint ainsi petit à petit un mage de guerre capable d’aider de son mieux ses nouveaux amis sur le champ de bataille et, le comble si ses parents avaient pu le savoir, appris l’art de procurer des soins.

Danthorïn, nain du clan NAINS


Dernière édition par Danthorïn le Ven 28 Aoû - 20:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Cycle premier : Danthorïn, Lorndor   Ven 28 Aoû - 20:24

Danthorïn et les NAINS :

D’abord mal à l’aise avec tous ces nains rieurs qui passaient leurs temps dans les tavernes à parler de leurs derniers exploits, ou hontes, alors que lui étais plus habitué à passer ses soirée dans le froid à la recherche d’un abri de la pluie, Danthorïn appris à connaître toutes cette joyeuse bande.
De Turgle l’éternelle râleur à Kiloubye le tueur, en passant par boulette l’accros au rouleau à pâtisserie, avec lequel il fit brutalement connaissance lorsqu’il commença une discutions sur les gnomes étant un peu trop éméché, il s’attacha à toutes ces individualité et son maître lui appris les bases de l’organisation du clan.

Ainsi, quelques semaines après être entré officiellement dans le clan, il s’engageait dans l’académie militaire des NAINS, aujourd’hui malheureusement dissoute, où il fit connaissance d’un nouveau chef : Evadakedavra. Un nain qui lui servit immédiatement d’exemple : alors qu’il était fier de ses petites boules de feu, il le voyait provoquer de véritable apocalypse sur ses ennemis, quand il ne brulait pas le derrière de Yuri, le stratège.
Il y fit aussi la connaissance de son premier véritable amis chez les NAINS : Helmut, un nain rarement sobre, mais toujours attachant et un grand soutient sur le champ de bataille, et ils furent rapidement rejoint du frère de sang de Helmut, Borador. Ensemble ces trois combattants dirigés par Evadakedavra feront les beaux jours de leur promotion, complétée par d’autres nains tels Tchik, Bouletdu78 ou encore Vivi92strr. Nombre de hordeux se souviennent des nombreux coups de haches des deux frères, ou soignent encore leurs multiples brulures dues au duo Eva-Dantho. Danthorïn appris à maitriser parfaitement ses pouvoirs et à soigner Eva, parfois inconscient des dangers. De plus les trois combattants apprirent à connaitre et naturellement apprécier le chef principal des NAINS, Logibics, qui ne manquait pas une occasion de les féliciter de leurs progrès ! Plus particulièrement lorsque celui-ci les dirigeât vers une écurie où les attendais trois superbes griffons de guerre. Ce jour là Danthorïn rencontra celui qui allait être son plus fidèle compagnon des années durant : son Fire-Griffin un magnifique Griffon à crinière enflammée.

Finalement, vint le moment de la promotion, le trio reçus les honneurs à travers la toute nouvelle « médaille de l’académie militaire ». Désormais ils seraient tous les trois membres à part entière du clan, et ils s’engagèrent l’un après l’autre dans le glorieux groupe dirigé par Turgle : les Disciples de Balgrim. Turgle étais un chef haut en couleur lui aussi, et ils auraient surement eux de superbes aventures ensembles s’ils en avaient eux le temps, mais ce ne fus pas leurs destin dans ce groupe puisqu’une succession de guerre allais s’entamer séparant le trio, qui resta toutefois en contact entre autre de part les soirées à la taverne. Ainsi Helmut devint un des nombreux guerriers du front, pendant que Borador prenais le contrôle de l’enrôlement de nouvelle recrues, probablement l’une des évolutions les plus rapides de toute l’histoire des NAINS avec Olriik. Danthorïn, lui, pris place à l’arrière du front pour soigner les blessé.
A la fin de la guerre, Danthorïn avais perdu toutes ses utopies de « monde un jour en paix » et il s’éloigna quelque temps du clan, soignant les nains blessés croisé sur sa route ou tuant les êtres méprisables qui croisaient sa route.

Lorsqu’il revint de son long voyage un sort tragique acheva de le transformer : la mort de Logibics son chef vénéré, qui réapparaitrait plus tard sous la forme d’un prêtre de Balgrim sans réels souvenir de ce qu’il était auparavant.
Danthorïn n’était désormais plus un nain parmi d’autres, n’aspirant qu’à vivre au jour le jour, mais bel et bien un nain purement allianceux désirant la paix des peuples de l’alliance vengeance contre ceux qui les attaquaient sans cesse. Il se mit au culte de Balgrim, alors qu’il ne connaissait jusque là aucun culte de quelque forme que ce soit, et commença à soigner les elfes, gnome et humains sur sa route, et non plus simplement les nains. Le pont étais définitivement coupé avec ses parents.
Il ne retrouva pas Borador tel qu’il l’avait laissé, celui-ci étais désormais bien moins présent au château, mais retrouva avec joie son maître Trosken, promu à la tête des NAINS, son ancien chef Eva et son amis Helmut. Il fit aussi connaissance d’un autres nain de son âge, Martoc, qui bien que faisant partie du nain-pital devint un temps son rival attitré et, finalement, son ami avec lequel, et naturellement Helmut et d’autres jeunes, s’organisa quelque belles chasses au hordeux. Il s’engagea peu après dans la vaste opération mise en place par l’éternel, et de retour, stratège des NAINS Yuri, visant à organiser des chasses tout en protégeant le territoire nain des Hordeux qui l’envahissais.

Danthorïn, clerc offensif allianceux des NAINS
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MessageSujet: Re: Cycle premier : Danthorïn, Lorndor   Ven 28 Aoû - 20:24

Danthorïn, un simple NAINS parmi les autres

La vaste opération de chasse organisée par Yuri se transforma vite en opération de nettoyage des intrus en terre naine… Et tout particulièrement les morts-vivants [TONNERRE], qui étaient présents en grand nombre face au groupe de nains.
Une bataille éclata donc rapidement et les deux camps furent rapidement décimés, les deux groupes voyant leurs membres les abandonner petit à petit. Finalement il ne resta plus, parmi les nains, qu’un petit groupe composé de Dica, un nain vaillant et expérimenté au combat, Kazad qui n’était guère en reste, Martoc le clerc, Helmut le tueur et Danthorïn. Ceux-ci s’organisèrent et en finirent avec l’invasion des morts qui bougent, après une semaine de rudes combats. Pour la pluparts, dont Danthorïn, leurs réputations étaient désormais désastreuses au sein de la crypte et ils étaient sur les listes des chasseurs de primes.

La compagnie ainsi formée passa quelques temps ensembles à chasser quelques monstres et les individus qui s’approchaient trop de leurs bières, si bien que le jour où ils durent se séparer c’est le cœur lourd qu’ils partirent chacun de leur côté, vaquer aux occupations qu’ils avaient laissé en suspens pendant tout ce temps.

Environ un mois plus tard, les cors de guerre nains sonnaient ! Le territoire était une nouvelle fois menacé : les WGT, ennemis de toujours des NAINS approchaient. En quelques jours une ligne défensive était en place, sa constitution étant facilité par le nouveau conseil nain. Ce conseil nommé Consortium Minier regroupait alors des nains provenant de tous horizons et de tous les alignements, de ce fait par son ordre tous ces nains accoururent. Danthorïn était de ceux là !
La bataille éclata dans la joie et l’allégresse habituelle, Danthorïn comme à son habitude lançait un sort incendiaire par-ci, un soin par là. La bataille aurais put ressembler à n’importe quelle autre si des alliés, non nains, n’étaient alors arrivé.
Parmi eux les principaux étaient le clan elfe des ELFPOWER. Et rapidement des troubles éclatèrent entre ceux-ci et les nains neutres, qui sont généralement assez elfophobes c’est bien connu. Malgré ces conflits et les discutions diplomatiques interminables entre les représentants nains et ceux des autres races, la guerre finis par se terminer en courte victoire, mais ces histoire ne plaisaient guère à Danthorïn qui était de plus en plus proches des autres races allianceuses et des elfes en particulier.

A peine cette menace repoussée, les NAINS comme tous les clans allianceux étaient appelés à envahir la terre hordeuse du sud-est, la crypte, à la suite de la fameuse confrérie du Phoenix ! Mais une fois sur place, les NAINS se rendirent compte que l’attaque était en court depuis deux jours déjà et qu’entre l’objectif qui leurs avais été fixé, détruire le palais du clan NORNS, un clan fameusement hordeux, et eux se trouvait… Une véritable armée de barbares de toute sorte ! Malgré toute la bonne volonté des NAINS et de leurs alliés sur ce front, ils furent écrasés. Danthorïn compta parmi les premiers blessés, rapatriés d’urgence en terre naine pour y subir des soins, avant de revenir au combat. Finalement, les stratèges finirent par réussir à réunir les débris de leur armée et celle de du phœnix… Mais au prix de pertes incroyables ! Et bien que le palais KO soit finalement tombé, l’attaque ne fut plus qu’une effroyable boucherie.

Quelques jours plus tard le Phoenix rentrait d’urgence pour défendre ses propres terres, assaillies, puis enfin, au terme de nouvelles avancés-retraites-relance sur le front, l’alliance dans son ensemble fut rappelée au bercail… Laissant d’innombrables cadavres et mutilés derrière elle dans les deux camps, mais surtout dans le sien.

Là, Danthorïn eu à peine le temps de commander un tonnelet de bière que la nouvelle tombais : les NAINS étaient appelés à rejoindre le front de défense du phœnix, et ce alors même que Balthor, un ami du GIGN connu par le Consortium Minier, parlait à Danthorïn d’une invasion de Trolls et d’elfes noirs juste au sud des murs du royaume nain.
Là il ne sut d’abord que faire puis pris sa décision : pour la toute première fois il ignorait un ordre direct et se joignait à la défense des terres naines ! C’étais bien ses terres et sa famille qui devaient être défendus les premiers ! Bien qu’il n’ait d’autre famille que ses amis… Mais c’est une autre histoire…
Après quelques jours de lutte au côté des DDW, B.B nains et autres APHC, et rapidement rejoint par d’autres NAINS insatisfait des ordres tels que Kiloubye, puis par les autres lorsque le combat de défense du phœnix se termina, les terres naines étaient à nouveau en paix !
Mais pour Danthorïn, ces désaccords avec ses alliés puis avec les ordres de ses chefs n’étaient pas tolérables. Et le fait que certains des membres emblématiques du clan tels que Naindefer, Yuri, Lanadrielle ou Boulette, ou certains de ses vieux amis comme Borador et bouletdu78, se soient éloignés l’avait également attristé.

Finalement, en un jour de pluie, il apprenait les départs de Logibics le prêtre et de Supermeul. Ces départs étaient les départs de trop ! Son maître Trosken l’ayant libéré de ses engagements de padawan en raison de ses états de services, quelques jours auparavant, et avec le départ pour un long voyage de Helmut, rendant les nouvelles de sa part très rares, sa décision étais prise : plus rien ne le retenait de voyager en solitaire à son tour.
Lui qui avais rejoint les NAINS en nainonyme, petit nain qui tapait sur les elfes parce que trop grands à son goût, et qui ne connaissais rien d’autre que ses instincts de survis, il allait désormais explorer le Lorndor en nain confirmé, amis des Elfes, Gnomes et Humains et en tant qu’ennemi des races hordeuses, bref en clerc de l’alliance !
Un maître Clerc Brun de Balgrim !
Il prit son armure NAINeS étincelante, sa cape beige de Clerc, son matériel de coiffure pour barbe ainsi que sa fameuse pipe, dont je vous parlerais peut-être un jour : une œuvre d’art à elle seule, puis se rendit vers la taverne pour sa dernière soirée NAINeS avant longtemps.

Un jour, se promit-il le lendemain, « je reviendrais à la maison, mais je veux d’abord explorer un monde dont je n’ai vus pas encore vus suffisamment pour servir les miens comme ils le méritent ! »

Danthorïn, clerc nain libre
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MessageSujet: Re: Cycle premier : Danthorïn, Lorndor   Ven 28 Aoû - 20:25

Le grand voyage de Danthorïn ou Danthorïn Gardien de la Paix

Danthorïn partis donc du palais NAINS à l’aube, pendant que les autres se remettaient tranquillement de la soirée précédente à grand coup de ronflement alcoolisés, personne n’avais remarqué qu’il s’était, lui, contenté de quatre bières avant de disparaître de la taverne. Il rejoint en silence les écuries, harnachât son griffon royal Fire-Griffin, griffon qui le lirait pour jamais aux NAINS qui le lui avaient payé, et au regretté Logibics. Il partit droit vers les airs en prenant garde à ne pas passer par l’arrière du palais, gardé ce matin là, il le savait, par Martoc qui était toujours sobre lors de ses tours de gardes.

Sachant le nord gouverné par le Lightwall, l’ouest par les extrémistes gnomes et l’est par le phœnix, il choisit naturellement de prendre la direction du sud. Pendant trois jours il voyagea seul faisant la connaissance de peuplades nomades, rencontrant quelques patrouilles Mort-Vivantes et Tauren, il en tua quelques uns qui étaient en retard sur le reste de leur groupe à l’occasion, et, sans qu’il ait le temps de le remarquer, il dépassa les frontières elfiques pour atteindre la prairie du sud-est.
Il y remarqua alors, au soleil couchant du troisième jour, une vieille battisse au loin plutôt délabré mais qui semblait toujours aussi robuste qu’aux temps anciens qu’il devinait royaux aux vus runes qui apparaissaient à sa vue au fur et à mesure de son approche. Bientôt il ailait les occupants à la grande porte de la bâtisse (qu’on devinait facilement construite par des humains et des nains à l’architectures, et qui donc ne pouvait être hordeuse).

Un elfe de haute stature, mais qui semblait avoir été tiré violement de son lit, se présenta alors au dessus de la porte et s’ensuit une conversation qui continua dans une chambre retirée, et miteuse, du palais jusqu’au petit matin. L’elfe se nommait Dirikorn, il était le dirigeant officiel du vieil ordre des Gardiens de la Paix, GARDIANS, un clan jadis prospère de l’alliance qui, désormais, ne pouvais plus guère que survivre dans un Lorndor agité où beaucoup pensaient (même parmi eux) qu’ils n’avaient plus leurs place. Plus le récit de leurs exploits passés, de leurs victoires, leurs échecs puis, finalement, leurs divisions et leur chute, avançaient, plus Danthorïn comprenait que c’était là que devait le guider ses pas. Il s’engageât alors parmi eux avec pour but de relancer le clan vers sa gloire passée et battît, avec Dirikorn, le rappel des troupes restée fidèles malgré tout à la cause qui serait désormais la sienne : celle des GARDIANS !

Plusieurs personnes d’horizons différents mais tous GARDIANS arrivèrent progressivement, Darknina, appelée aussi NinA, une elfe au passé obscur mais fidèle des premiers temps fut la première à répondre à l’appel. Puis ce fut au tour de Poussouf un solide Tauren qui avait juré allégeance à l’alliance depuis des temps immémoriaux, lui aussi, son passé était trouble mais qu’importe, et a sa suite de quelques autres avec lesquels Danthorïn su qu’il pourrait tenter de faire quelque chose.

Laissant les travaux de rénovation de leur demeure aux autres, il partit représenter son clan a travers le Lorndor parmi les clans qu’il pensait pouvoir les aider à revenir au premier plan, entre autres, les NAINS, ANGES, ou PAIX : leur voisin direct… Et petit à petit il se fit des compétences de diplomate à peu prêt satisfaisantes en même temps qu’il prenait sa place parmi l’assemblée des politiques nains, rassemblés au siège du Consortium Minier.

A ce moment il se fit l’idée que la relative neutralité a tendance pro-alliance, bref, la clandestinité du clan, dans laquelle les GARDIANS s’étaient enfoncés depuis bien longtemps était aussi le point qui les affaiblissait, et il se décida, après bien des discutions entre les chefs auxquels il avait confié ses conclusions, chefs qui étaient principalement Dirikorn, NinA et Cruella, que les GARDIANS reprendraient leurs position parmi les allianceux dès que possible.

Il faut alors parler des DDW, il s’agit d’un clan fraichement formé juste aux nord des murs du royaume nain, et composé de certains des nains les lus attachés à leurs traditions et en particulier aux terres et méthodes de guerre naines. Ceux-ci en quelques mois ont trouvé une place proéminente parmi les membres du Consortium Minier, en particulier du fait de leurs politiques visant à ne se lier qu’aux nain et à chasser tout étrangers qui ne sont pas connus, dans le bon sens naturellement, des nains sur leurs terres. Nous avons déjà parlé d’eux auparavant : ceux sont eux qui ont été les principaux auteurs du petit conflit entre nains et ELFPOWER lors de la précédente guerre des nains contre les WGT.
Les DDW qui avaient donc pour habitude de patrouiller partout sur les terres naines, et en particulier juste au nord du royaume, furent amenés, on ne peut pas jurer de la raison par laquelle cela a commencé, à se trouver en conflit avec un clan qui se faisait appelé « VENGEURS » installé depuis peut dans le Lightwall juste au dessus du pont menant au royaume nain. Naturellement les Consortium a rapidement réagit et les discutions, sous menaces armées, on débutés aussitôt d’abord avec le clan en question puis avec le Lightwall qui s’en mêla rapidement, sans doute à l’appel de Teclys, chef du clan VENGEURS. Toutes les tentatives d’appel au calme des deux côtés furent mises en échec par la diplomatie inexistante des VENGEURS, ou du moins de leur chef, et le caractère borné à l’extreme des DDW qui campaient sur leurs positions. Rapidement certains nains, dont Danthorïn, aidaient les DDW à attaquer les VENGEURS pendant que le Lightwall, lui, mobilisait des LAGON et ELFPOWER pour soutenir les leurs.
Finalement à grand coup de diplomatie, directement avec les dirigeants du mur de lumière, le Consortium Minier, sous l’impulsion des NAINS, obtint l’arrêt des hostilités en échange de la promesse du déplacement de la demeure des VENGEURS plus au nord des frontières naines.
Cette bataille avait toutefois fini de transformer la vision de Danthorïn sur les soit disant alliés allianceux des nains au nord. Il ne les considérait plus que comme des chiens à tenir en laisse, et a surveiller pour ne pas qu’ils l’attaque quand il avait le dos tourné.

Suite à cette bataille il rentra chez les GARDIANS, désormais réorganisés et leur demeure à nouveau propre et solidement défendue, dans la mesure du nombre de combattants disponibles. Il y trouva une pièce où il ouvrit sa propre taverne naine, avec les barriques qu’il avait reçus en cadeau de ses amis DDW en remerciement de son soutient face aux VENGEURS. Sacred, un ancien GARDIANS qu’il avait rencontré au cours de ses voyages diplomatiques, était de retour parmi eux, convaincu de la possibilité de relancer le vieil ordre. De même, et ce fut une joyeuse surprise, Lundar l’ancien chef du clan était revenu du voyage dans lequel on le pensait perdu corps et bien, même s’il n’avait plus toute sa vigueur passée.
Ainsi Danthorïn sympathisa vraiment avec le groupe, formé autour de sa taverne où Poussouf décida, semble-t-il, de passer sa vie. La joie semblait revenue et l’avenir des GARDIANS semblait plus radieux que jamais !

Malheureusement le Lorndor n’aime pas les redressements majestueux, ou du moins il ne les facilite pas. C’est ainsi qu’un matin, après une nouvelle soirée bien arrosée, ils se réveillaient assiégés par les WGT et RAID, l’un des plus grands ensembles de morts-vivants, qui occupaient toutes les prairies alentours.
La bataille qui s’en suivis était bien trop disproportionnée, les GARDIANS se battant avec l’énergie du désespoir à un contre dix leurs alliés bloqué hors de l’encerclement, incapables de briser le siège. Finalement, sans surprise, après quatre jours de lutte intensive le palais tombait et Danthorïn ne devait sa vie sauve qu’à Poussouf qui utilisait ses dernières forces pour soulever une dalle tombée sur lui et l’emmener en courant loin des champs de débris, avec toute l’agilité de Tauren dont il était capable.

Suite à cela, Danthorïn remis de ses blessures passa son temps à chercher comment relancer ce qui avait été détruit par les chaotiques et trouva un moyen qui, a grand coup de politique et de diplomatie, toujours un peut brusque mais commençant à rentrer, il mit en marche un projet de reconstruction dont nous parleront dans un prochain récit.
Car désormais il savait que, en dépit de cette défaite, l’union régnais de nouveau autour des GARDIANS et ils seraient vus à nouveau comme des membres de l’alliance, certes pas les plus puissants et nombreux, mais néanmoins parmi les plus fidèles aussi bien à leurs amis qu’à leurs principes et leurs honneurs.
Danthorïn savait que son voyage allait pouvoir reprendre et il décida, avant tout, d’explorer les moindres recoins de ce qu’on appelait communément la « zone neutre » emplie de bataille mais aussi de lieux de connaissance et de… Taverne ! C’est ainsi qu’il revenait quelques semaines plus tard décidés à quitter ses amis, il avait non seulement toute les cartes de fidélités des tavernes du Lorndor, après des nuits passé partout dans les recoins des terres centrales, mais aussi les certitudes qu’il recherchait sur ses croyance et ses objectifs.

Danthorïn n’était plus un simple nain défendant son honneur, sa bière et ses terres, dans l’ordre d’importance à ses yeux, mais un fervent défenseur de la cause de l’alliance, convaincu que les clans du nord, phénix comme Lightwall dans son ensemble, ne son plus que des ruines de l’ordre passé de l’alliance. Des ruines qui ne méritent rien d’autre que de retourner à la poussière ! Désormais il chercherait à rebâtir une vraie force, défendant les vrais principes oubliés de l’alliance. Désormais son nom de nain ne se séparerait plus de son nom d’allianceux. Désormais ses sorts ne seront plus que l’instrument de la chute de l’ordre en place, pour reconstruire une terre qui ne connaitrait que l’alliance et le mépris de la horde !

Danthorïn, avatar de l’alliance et fidèle de Balgrim
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MessageSujet: Re: Cycle premier : Danthorïn, Lorndor   Ven 28 Aoû - 20:26

Danthorïn, ombre de l’inquisition

Danthorïn fit donc ses adieux a ses amis du sud et reparti comme il était venus, sur son fidèle Fire-Griffin avec son armure aux armoiries NAINeS quelques peu délavée depuis le temps qu’il avait quitté les siens et suite à ses voyages solitaires.
Il partit droit vers le nord, sans autre but que de s’éloigner des zones qui lui étaient à présent connue et qui étaient déjà sous le contrôle absolus de l’alliance, où il ne trouverait pas d’utilité à ses dons de soigneur ni de combattant. Il tomba rapidement au milieu d’une petite mêlée entre un groupe de gnomes et une bande d’orcs supérieurs en nombres. Sa monture et lui-même épuisés par la longue route de cette journée Danthorïn ne se sentit pas capable de se lever au combat et se contenta de les observer dans un premier temps pour voir à quel moment l’utilisation de ses dernières forces pourraient être les plus utiles, a sa surprise son aide ne fut pas utile tant les gnomes furent organisé et combatifs, les orcs furent massacré en quelques passes d’armes !
Les gnomes et le nain passèrent le reste de la soirée et de la nuit à parler ensemble, ils étaient serviteurs du saint ordre de l’inquisition un mouvement minoritaire de l’alliance fidèle aux principes de l’alliance ancestrale. Souvent opposés aux autres clans de l’alliance, l’inquisition se voulait la plus fidèle à sa cause et refusait tout contact de quelque sorte que ce soit avec la horde autrement qu’au court des combats et des séances de tortures, ce dernier point n’apparus pas important à Danthorïn à ce moment là… Lorsque le sommeil le prit, Danthorïn eu la vision d’une bataille de grande ampleur entre la horde et l’alliance, la horde finalement eu droit au triomphe devant la multiplication de traitrises dans les rangs des allianceux. Au réveil cette vision lui sembla étonnamment claire et il suivit les gnomes dans leur trajet de retour vers leur demeure.
Deux jours plus tard il était devant le conseil de l’inquisition, dans lequel siégeait certains personnage qu’il avait déjà croisé auparavant tel le nain Nainbecile, il fut rapidement accepté parmi les leurs, son passé était connus plus encore que Danthorïn ne l’eu jamais pensé, par ces grands maîtres du savoir de l’alliance et il trouva rapidement sa place parmi eux.

On na parlera que peux des membres de l’ordre ici, ceux que Danthorïn fréquentera le plus lors de ses passage dans leur demeure seront Gman, un nain aussi riche que généreux, et Nainbecile qu’il connaissait déjà et avec lequel il donna un peu d’animations… Alcoolisés… Au lieu de ralliement de l’inquisition. A côté de ça beaucoup de gnomes fidèles à eux-mêmes et pas toujours très fréquentable, on ne sait pas souvent comment ils vont réagir à l’avance, des humains dont le plus important restera Symoney qui rejoindra l’ordre quelque temps après Danthorïn, un humain qui remonta son estime en baisse constante pour les humains, ou Venom, qui était relativement sage et capable de diriger en l’absence du chef rezyek… Ce dernier un mort-vivant laissera toujours un froid dans le dos au nain mais il ne laissera jamais une occasion de remettre en cause sa fidélité à leur cause commune. Enfin on citera le vieil elfe Sire, un être surprenant qu’on pourrait penser un peu fou et pourtant lorsqu’il prenait la parole le silence se faisait de lui-même et ses conseils était toujours étonnamment sensés, Danthorïn lui donnait bientôt le même respect que les autres membres de l’ordre !

Pour ce qui est de la religion, elle a une place prépondérante pour l’ordre et se base non pas sur les quatre dieux fondateurs des races de l’alliance, comme la plupart des clans dit « de l’alliance », mais sur un dieu unique, Alliance. Danthorïn lira de nombreux écrits à son sujet et respectera cette croyance mais sans abandonner le culte de Balgrim, auquel il s’était de plus en plus dévoué au cours de sa vie. Cela ne jouera, par ailleurs, pas grand rôle dans la suite des évènements.

Danthorïn passa peu de temps au sein de la sombre bâtisse de l’inquisition, bien qu’il ait une haine sans cesse renforcée pour la horde il gardait des remord face aux tortures infligées dans les cachots dont il essayait de s’éloigner se portant toujours plus souvent volontaire pour des missions de plus en plus difficile au sein des terres ennemies.
Les Inquisiteurs se séparaient aussi des nombreux autres clans de l’alliance par le fait qu’ils ne passaient pas leur temps à se défendre, au lieu de cela ils menaient régulièrement des raids en terres ennemies. Danthorïn passa ainsi des combats innombrables dans des terres chaotiques comme des missions parfaitement préparée et en force tels que celle qui amènera l’inquisition à chasser le troll une semaine durant au plus prêt de leurs terres !
Il perdit aussi son fidèle Fire-Griffin, dévoré par une hideuse araignée lors d’un obscur voyage. Il fit alors un cours voyage en terres naines pour trouver un héritier à son fidèle compagnon qui ai des caractéristiques semblables, liens au feu pour supporter sa mana au combat, mais s’efforça alors de ne pas rencontrer trop des siens.

Danthorïn avait toujours été plutôt fonceur parmi ses camarades NAINS comme lorsqu’il prit sa place parmi les GARDIANS, mais parmi les inquisiteurs il devint rapidement soigneur à presque plein temps ! D’un caractère d’abord bien plus doux que ses collègues, il devint plus dur et renfrogné avec toutes les blessures plus graves les unes que les autres qu’il avait à soigner. Parallèlement à ça s’il ne combattait guère mais étudiait les tactiques de combat de l’ordre.

Là les rapports annoncèrent une attaque de la horde sur les terres ouest du mur de lumière de l’alliance au nord des terres naine et, par ailleurs, que les forces des neutres se rassembleraient pour attaquer le Phoenix par l’est. Cette double attaque signifiait naturellement un nouveau départ en guerre et l’ordre tout entier était bientôt sur place et au combat.
Là Danthorïn laissa éclater toute sa rage : le combat était celui qu’il avait vus en songe et il était bien décidé à lui donner un autre sens, ses sorts pleuvaient de toute part tandis qu’il laissait les blessés agonisants : s’il pouvait influencer la bataille immédiate ce serait en tuant l’ennemi pas en soignant des blessés qui ne pourraient plus se battre au court de cette bataille de toute manière !

La bataille se termina sur la retraite des ennemis après le saccage de quelques palais qui ne purent être secourus à temps. Cette bataille n’eu donc finalement pas de grandes conséquences pour les causes combattantes… Mais elle finit de changer la manière de voir la lutte de Danthorïn. Dans les semaines qui suivirent il ne s’occupa guère des blessés, puis il laissa tout simplement les camps de soin derrière lui rejoignant les avant-postes.
Plutôt que de cicatriser calmement les plaies à l’aide de ses mains il s’en servait pour faire naitre de véritables lignes de feu qui fondaient sur l’ennemi. Il chassait régulièrement seul, parmi les ombres de la nuit, se servant de sa taille et ayant appris à se déplacer dans un silence ne correspondant guère à la façon de combattre naine. Il tuait sans aucune hésitation et ne prêtait plus attention aux hurlements qui sortaient régulièrement des cachots : le nain qui faisait tout pour renier la violence de ses origine s’était évaporé. Peut-être fallait-il un être baigné dans la violence pour permettre aux autres de connaître une vie paisible ? C’était en tout cas sa façon de voir désormais.

Ses nuits étaient au début quelque peu agitées mais rapidement il retrouva le calme en tout moment, même plus qu’avant ces changements, c’est toutefois encore en rêve que se joua une nouvelle fois son destin : cette fois il vit un colosse de petite taille, à barbe fournie et portant une hache aux runes naines qui affrontait un autre, un humain de carrure impressionnante illuminé de lumière et se battant avec une épée à deux mains. Il se réveilla en sueur, cette fois encore le but était clair : la lutte entre Balgrim et Alliance, dieu reconnus par l’ordre de la très sainte inquisition, ne pouvait vouloir dire qu’une chose : il était temps pour lui de retourner parmi les siens afin de veiller aux liens entre l’alliance et les nains.

C’est ainsi qu’il fit ses adieux à ses amis et frères d’armes et repartis en direction des terres qu’il avait tant sillonné dans sa jeunesse.

Danthorïn avait quitté les NAINS avec son armure étincelante, une cape beige faisant foi de son statut de clerc brun de Balgrim, sa barbe était soigneusement tressée dans le style de son clan. Désormais il rentrait avec une armure cabossée, certaines pièces manquantes, une cape noire capuche sur la tête le caractérisait maintenant : il ne la quittait plus guère que pour les conseils et ne levait sa capuche que devant ses amis, ses cheveux avaient presque disparus flambés soit par l’ennemi soit par sa propre mana, lorsqu’il fut pris dans de trop lourds combats. Il portait une cicatrice qui lui fendait l’œil gauche si bien qu’on se demandait comment le coup qu’il avait subis avait pu éviter de le rendre borgne ! Sa barbe seule restait semblable à celle qu’il avait autrefois, toujours tressée de la même manière, seuls quelques reflets gris qui commençaient à poindre prouvaient le temps passé. Outre ses vêtements le changement le plus remarquable étant son regard autrefois tendre, yeux noir comme la quasi-totalité des nains, il était désormais dur et bardé de reflets rougeâtres.
Danthorïn tant qu’il n’était pas sur le champ de bataille avait pris l’habitude de fumer la pipe, cette habitude datant de son premier départ des terres naines, car c’était en fumant qu’il retrouvait dans les périodes les plus tristes de sa vie le souvenir de ses origines. Sa pipe était sculptée dans un bois de l’un de ces solides chênes des montagnes, tenus solidement en un morceau par un solide ouvrage en mithril. Elle était aussi bardée de runes naines qui caractérisaient leurs rapports avec l’alliance. Cette pipe lâchait en continus des fumées de formes différentes selon son humeur allant de la colombe, bien qu’elle soit de plus en plus rare en ce temps, au dragon qui apparaissait généralement peu avant les affrontements.

Voilà donc le nain d’apparence obscure et peu accueillante qui approchait de la solide bâtisse du clan NAINS, et lorsqu’il arriva devant ses grandes portes et qu’il souleva légèrement sa capuche on pu deviner, aussi étonnant que cela puisse paraître, un sourire radieux derrière sa courte barbe rousse.

Danthorïn, Ombre de Balgrim
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MessageSujet: Re: Cycle premier : Danthorïn, Lorndor   Ven 28 Aoû - 20:26

Danthorïn, le nain voyageur

Danthorïn se retrouvait bientôt au milieu de ceux qu’il avait quitté, c’était comme s’il les avait quitté la veille ! Les visages de certains manquaient bien à l’appel, d’autres jeunes barbes étaient apparue et le regardait avec des regards curieux, certains aussi avaient un physique changé : des barbes tirant d’avantage vers le blanc, des cicatrices absentes auparavant, néanmoins le clan était presque tel que Danthorïn l’avait laissé avant son grand départ.

Nous passeront sur les joyeuses ambrassades, qui laissèrent bien quelques sourires percer sur les lèvres de notre nain, ainsi que les fêtes bien arrosées qui suivirent pour nous concentrer un peu plus sur l’histoire. Le temps du retour se trouvait en pleine période de batailles. De batailles nombreuses et diverses et non de guerres : entre invasion par ci et défenses par là, quelques mois passèrent sans laisser le temps à Danthorïn de remarquer qu’il avait changé de frères d’armes !
Toutefois ce qu’il remarqua bien vite c’est le changement d’un personnage, Malvoort. Maître Malvoort depuis qu’il était devenus chef des NAINS, était devenus aussi bien un meneur d’hommes qu’un fin stratège et lorsqu’il fallut, puisque ce fut le principal des combat NAINS au retour de Danthorïn, défendre les terres naines contre une énième invasion de Drows et leurs amis chaotiques, Malvoort devint bien vite l chef non-officiel des forces naines normalement dirigées par le Consortium Minier.
Le consortium lui avait atteint l’apogée de l’organisation politique dont Danthorïn avait été l’un des artisans, et cette apogée… Tuait progressivement le Consortium Minier qui perdait son soutien parmi ses membres eux même, l’ambiance y étant des plus déplorable. Ainsi, comme souvent, la solution vint d’un discourt prononcé par son vieux maître Trosken, sur le sujet du renouveau du groupement, qui déclara que cette politique n’était pas une bonne idée ou du moins pas utile, et que le Consortium devait revenir à la taverne de tous les nains qu’il était à l’origine. Notre nain approuva une fois de plus son maître et se montra le premier prêt à jeter au feu cette politique qu’il avait si hardiment souhaité et travaillé. Danthorïn abandonnait ses fonctions de membre du grand conseil du Consortium et prenait du recul de ses affaires.

Ainsi vint la fin des batailles, la paix tant souhaité par beaucoup de NAINS qui combattaient déjà avant le retour de Danthorïn à leur demeure. Il fallait désormais choisir ce qu’il allait faire, le groupe auquel il était autrefois attaché, les disciples de Balgrim, un groupe de combattants NAINS, était assez complètement séparé, leur caserne poussiéreuse. Par ailleurs Danthorïn avait plus la flamme guerrière que jamais, on se souvient de la manière féroce de combattre qu’il a acquise avec les inquisiteurs, rejoindre le Nainpital où il aurait eu dès l’entrée un titre de clerc blanc de Balgrim n’était plus envisageable. Il lui fallait une autre option, le choix qu’il fit était le moins attendu.

Le lendemain matin de bonne heure, il fit son paquetage et partis à l’aventure, cette fois son objectif n’était pas les massacres de hordeux en solitaire tels en temps de paix chez les inquisiteurs, ni une tournée des tavernes tel que fut son voyage en tant que représentant des Gardiens de la paix. Non cette fois il partait visiter le Lorndor, étudier ses mythes et légendes, connaître les histoires qu’il ignorait, connaître les nombreux peuples non-alignés sur les guerres de la horde et de l’alliance qui, jusque là, n’avait été d’aucun intérêt à ses yeux. Il partait aussi explorer des connaissances obscures à ses yeux, tels l’alchimie qui passionnaient tant de jeunes inquisiteurs et qui lui était inconnue, Shino de l’inquisition faisait de bien belles choses.

Des semaines, des mois, des années passèrent peut-être ainsi. Tantôt dans des auberges si reculées en terres chaotiques qu’elles n’apparaissaient pas sur les cartes, tantôt à courir les fleurs dans les vergers fleuries des terres centrales du Lorndor, tantôt à chasser en compagnie de peuples et d’amis qui n’avaient jamais été ses alliés, tantôt encore à s’essayer à des activités telles que la pêche. Le combat contre des ennemis qui croisaient son chemin était presque devenu une occupation rare et secondaire.
De nombreuses fois il fut proche de perdre la vie par manque de prudence face à ces ennemis qui, eux, le considéraient toujours aussi mal qu’à l’accoutumée. Il se retrouvait régulièrement à la nainfirmerie naine pour cette raison, mais ne passait jamais longtemps au palais. On notera parmi les faits de ces visites une crise de fou rire qui faillit lui coûter la vie, ceci étant conté par ailleurs.

Oui, une crise de fou rire, Danthorïn l’obscur servant de l’alliance riait à nouveau, il retrouvait la joie de vivre qui l’avait quitté jadis au milieu des paysages, désormais enchanteurs à ses yeux, du Lorndor. Son teint blanchis repris progressivement son bronzage propre aux nains des collines, son armure sombre et rapiécée fut troquée contre une simple tenue de voyage et une cape de voyage. Certes cette dernière était sombre mais c’était bien d’avantage pour se cacher des bêtes sauvages, et moins sauvages, qui rôdaient la nuit dans les vallées où il s’abritait.

Finalement il atteint un bon niveau en alchimie, bien que plutôt faible face aux alchimistes de métier bien supérieur à la moyenne, il se fit une réputation d’honorabilité enfin reconnue chez ses amis gnomes comme chez les elfes et les humains, adoré par les enfants de ces races il pouvait désormais circuler dans les grandes citées humaines sans risquer des pierres, se rapprocher des terres gnomes sans subir les foudres des gardes, du moment q ‘il ne cherchait pas à venir trop prêt. Il pouvait même aller aux lisières des forêts elfiques y trouver des chamanes elfes pour panser ses blessures ! Par ailleurs il avait récupéré de cartes de fidélité de quelques sombres tavernes qui lui avait échappé auparavant, sombres tavernes ignorées même des cartes du Lorndor qu’il avait pris avec lui. Il poussa même ses exploration et recherche de connaissance à aller boire le mystérieux breuvage servis à la taverne du château des trolls, déguisé vous devinerez comment, et s’en sortis avec une nouvelle carte de fidélité, un beau mal de ventre et la certitude que jamais il ne comprendrait un mot de troll !

Au retour, enfin, au palais des NAINS, sa barbe commençait à sérieusement blanchir derrière son roux flamboyant de toujours, mais ormis cela son apparence semblait au contraire revigorée. Il avait repris un tour de panse digne de sa race, ses cheveux avaient très légèrement repoussé au centre de son crâne, quand il n’en avait plus du tout à son retour, sa balafre au visage était bien moins apparente avec son teint de peau retrouvé et les onguents de Kesh la grande. A son retour il enfila, de plus, sa tenue de mage de clan aux couleurs rouge et or, couleurs à la fois du clan et de Blagrim lui rendant une certaine majesté dont on ne l’aurait plus guère crus capable.
Une rechute de son fameux fou rire, dû cette fois à une déclaration de demande mariage malencontreuse de Cosmocoq, Danthorïn en arriva à une réunion au sommet organisée par les chefs.

Est-il encore besoin de les présenter ? Maître Dwork, grand chasseur déjà à la tête du clan quand Danthorïn n’était qu’un bambin ; Maître Mavoort qui avait remplacé le prêtre Logibics à son décès, qui avait conduit ce dernier à une réincarnation de serviteur de Balgrim, Malvoort dont nous avons déjà vanté les telents de diplomate et de stratège il y a peu. Le dernier étant Maître SuperMeul, l’un des plus endurants et anciens des NAINS, qui n’avait jamais fait parlé de lui qu’en terme positifs malgré une grande modestie, SuperMeul avait lui remplacé Maître Trosken à sa retraite.

L’annonce fut faite devant une centaine de NAINS rassemblés et attendant, choppes en main, le discours en chantonnant. Maître Malvoort fut celui qui se leva et se dirigea vers l’estrade, comme d’habitude, suivis de prêt par, et c’était suffisamment rare pour être immédiatement remarqué, Maître Dwork. L’annonce était désormais claire et peux s’y trompèrent, les deux grand chefs prenaient à leur tour leurs retraites. Dwork le dernier des pères fondateurs du clan des NAINS allait enfin se reposer avec son vieil acolyte Trosken tandis que Malvoort, lui, enfin pouvoir s’arrêter quand il n’avait fait que courir dans tous les sens en prenant bien plus de tâches pour lui que ce qui lui était délégué.
Les remplaçants annoncés les suivirent sur l’estrade, Kiloubye était enfin reconnu pour son ancienneté et sa fidélité de toujours. De plus la sagesse dont il faisait de plus en plus preuve, et ses nombreuses réflexions philosophiques sur ses actes passés, l’amenaient comme un successeur des plu logiques pour reprendre le travail de représentant des chefs NAINS. Le second à s’avancer fut une seconde, une première également qu’une naine ait cet honneur, non pas Kesh la grande comme certains l’attendaient, voir le souhaitaient, mais bien Cosmocoq ! Cosmocoq la solide guerrière qui, elle seule probablement, avait montré par le passé expérience et talent de stratège digne de Malvoort.

Lorsque tous les NAINS embarquaient avec eux les nouveaux promus en chantonant vers la taverne, Danthorïn fut l’un des seuls à rester en arrière, semblant plongé dans ses réflexions ; Deux de ses plus vieux amis étaient à présent chefs des NAINS, lui était rentré de voyage.

Danthorïn, mage nain
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MessageSujet: Re: Cycle premier : Danthorïn, Lorndor   Ven 28 Aoû - 20:27

Quelques jours au loin

Le départ,

Danthorïn pris ses sacs de voyages, ses livres d'alchimie et d'invocation des flammes des forges de Barlgrim. Pris aussi ses souvenirs de l'académie.
Il se dirigea alors en silence vers le fond du couloir des chambres des mages, là où seule une palissade en bois le sépare des écuries... Palissade trouée depuis un petit accident d'Eva, à l'époque où il dirigeait encore l'académie, et rouvert régulièrement en dépit de l'obstination de certains à vouloir le refermer... Trop pratique pour les fuites en catimini ces espaces...
Bientôt il avait rejoint son griffon et décollait sans savoir été remarqué, si il buvait moins que ses camarades cela lui valait aussi d'être plus silencieux (et aussi d'encaisser moins bien les coups mais c'est une autre histoire).

Danthorïn passa encore quelques heures à voler au loin avant d'atterrir... Au grand temple de Balgrim !... Enfin la petite chapelle construite il y a de cela un an par Logibics. Après avoir un peu dépoussiéré, apparemment le vieux prêtre n'était pas passé ici depuis un moment, il s'installa, de toute évidence prêt à passer un petit moment en ce lieu... Pour attendre quoi ?
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MessageSujet: Re: Cycle premier : Danthorïn, Lorndor   Ven 28 Aoû - 20:27

Le premier jour,

Danthorïn s’éveilla à l’aube, le soleil du début de l’été au centre du Lorndor où était situé ce temple, était très chaud cette année. Il se leva un peu hagard et regarda autour de lui. Les flambeaux qui entouraient l’autel de Balgrim étaient tous éteint ou entrain de s’éteindre. Il avait dû tomber de sommeil peu après minuit. Ses prières de la veille il est vrai n’avaient pas donné beaucoup de réponses à ses interrogations.
Il partit donc joyeusement vers l’orée de la forêt pour ramasser la quantité de brindilles qu’il faudrait pour alimenter un jour ou deux ces flambeaux. Cela lui prit une grande partie de la matinée puisqu’il ne pouvait guère appeler son griffon à l’aide pour les allées et retour avec les brindilles, Fire-griffin et sa crinière enflammée ne faisant pas bon ménage avec ces brindilles.

Finalement il s’avéra qu’il avait fin, le soleil était déjà très haut dans le ciel, et il décida d’aller chasser le gibier, armé uniquement de ses sorts et de la tunique de mage du clan il entra cette fois dans la sombre forêt.
Il ne fallu pas longtemps qu’un sanglier se dresse face à lui, les deux adversaires s’observèrent droit dans les yeux, Danthorïn respirait la quiétude il était sûr de ses forces. Ce sanglier serait bientôt dans son estomac !

Le sanglier passa à l’action, il se lança dans une charge en direction du nain, dont la réaction ne se fit pas attendre, une boule de feu jaillis dans sa main droite suivie d’une autre dans la gauche, il lança la première vers la base de l’arbre sous lequel le sanglier allait passé et le second là où il allait s’arrêter une fois stoppé dans sa charge. La boule de feu toucha parfaitement l’arbre… Mais Danthorïn avait mal estimé son âge et celui-ci ne céda pas ! La seconde partis droit vers le sanglier… Mais seulement en apparence car elle passa à côté de deux pieds au moins.
S’en suivis une phase d’actions de guerre bien trop compliquées pour être traduites par des mots, toujours est-il que bientôt le nain était suspendu à une branche d’arbre tandis que le sanglier, sans la moindre blessure, frappaient de charge répétée le tronc de l’arbre pour faire tomber le chasseur-chassé.
Le sanglier finit par se lasser au bout d’un temps qui parut interminable à Danthorïn et surtout à ses bras âgés, et le nain put enfin descendre et reprendre sa chasse. Après un nouveau combat héroïque, celui-ci un peu plus réussis, Danthorïn s’installa à proximité du temple pour manger les deux bébés lièvres qu’il avait extirpé de leur tanière.
Le soleil commençait déjà à baisser.

Il s’affaira alors à préparer les flambeaux pour la nuit qui s’annonçait et repris sa posture de prière au centre de l’autel. Cette nuit lui apporterait peut-être ses réponses ?
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MessageSujet: Re: Cycle premier : Danthorïn, Lorndor   Ven 28 Aoû - 20:27

Le second jour,

Une fois encore le réveil de Danthorïn suivit celui du soleil. Il avait prié bien au-delà de son couché dans l’espoir de l’illumination mais elle ne l’avait pas encore trouvé.
Il se leva quelque peu étourdi, pour quelle raison donc ? Bien sûr ! Outre le fait qu’il s’était endormi sur une fourmilière il n’avait surtout pas bus une seule bière depuis deux jours !... Ni autre chose d’ailleurs… Certes il avait appris à boire de l’eau au cours de ses voyages mais on ne prie correctement Balgrim que le ventre plein de viande et de bière.

Il prit donc de bon matin le chemin de l’auberge la plus proche, située à trois lieux de là. Le soleil avait atteint la moitié de sa hauteur qu’il arrivait enfin à la dite taverne. Bien sûr à cette heure il n’y avait que quelques rares habitués et le patron dormait laissant le plongeur du matin faire les quelques services… Et Danthorïn ne l’ignorait pas.
Cette taverne était proche des terres Tauren et bien connue pour les pots au vin donné au royaume des vaches afin de rester en bon état, il était bien sûr hors de question que notre nain n’y dépense une seule pièce d’or !

Il prit donc le chemin du tas de paille sur le côté qui lui permis de se hisser jusqu’à l’étage où était stocké la paille pour les montures des clients. En cette saison cette dernière était presque vide et il se fraya un chemin jusqu’au dessus de l’escalier menant à la cave, il avait suffisamment fréquenté l’auberge pour savoir où il se trouvait. D’un coup de maître des flammes il se créait un trou dans les planches du parquet en veillant à na pas enflammer le bâtiment puis se laissa glisser à l’étage inférieur… Ou il tomba certes sur les escalier mais pour rouler en boule jusqu’aux tonneaux !
Le bruit sourd que provoqua sa rencontre avec ses barriques préférée alerta bien sûr les clients, le plongeur et réveilla le patron. Danthorïn réussis toutefois à s’enfuir avec deux tonnelets sous chaque bras en traversant la grande salle plus vite qu’un elfe eut juré un nain capable de courir, il est vrai aidé par les coups de fourches au derrière que ne manquèrent pas de lui mettre les fermiers qui buvaient là.

De retour au temple avec de quoi boire, il fallait trouver de quoi manger. Suite au résultat magistral de la chasse de la veille il opta aujourd’hui pour la pêche. Bientôt aux bords du ruisseau voisin, il lançait sa ligne pour pécher immédiatement… Un écureuil qui prit la ligne lancée en l’air en plein dans la figure avant qu’elle ne l’entraine vers le sol. L’écureuil se montra de bien mauvaise humeur mais Danthorïn triompha de ce terrible adversaire avec seulement une morsure à un doigt, un pied et aux fesses. L’écureuil choisit donc la voix de la retraite anticipée.

Suite à cette nouvelle lutte notre nain n’avait toujouyrs rien à se mettre sous la dent et ce n’est pas la botte qu’il ne tarda pas à pêcher qui allait y changer grand-chose. Il opta finalement pour du miel après avoir trouvé une ruche pleine à mi hauteur d’un arbre non loin. Un boule de feu sur son accroche et la ruche tombait au sol, libérait ses abeilles, puis enfin suite à une course poursuite et quelques piqures Danthorïn pouvait goûter au fruit de ses efforts.

Le reste de l’après midi, alors déjà bien entamé, se passa bien vite avec les réparations et nettoyages du temple. Danthorïn réussis à forger une coupole en bronze qui, accrochée à une chaine, pu fièrement tenir au dessus de l’autel en flamboyant des brindilles restantes, après avoir alimenté les flambeaux traditionnels pour la nuit. Cette coupole ne lui tomba que deux fois sur la tête avant de tenir solidement en place, sous le coup d’une vingtaine de chaines placée telles que Balgrim, le dieu guerrier, devait en apprécier le désordre.

La nuit tombant, Danthorïn se remis à genoux pour une nouvelle veillée de prières.
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MessageSujet: Re: Cycle premier : Danthorïn, Lorndor   Ven 28 Aoû - 20:28

Au bout de trois jours,

Un nouveau jour se lève, Danthorïn lui ne se lève que bien plus tard, alors que le soleil est déjà bien réveillé, lorsqu’un renard eu la mauvaise idée de venir lui lécher le visage… Tant mieux pas de chasse aujourd’hui ! Le renard eu la peur de sa vie en le voyant bouger et… Mourus sur le coup sans doute d’une crise cardiaque… De là à penser que Danthorïn ne serait pas beau à voir, après trois jours de prière dans la cambrousse…

Notre nain se leva donc avec son déjeuné sous la main et commença à cuisiner tranquillement, son couteau émoussé pour dépecer et un pieu qu’il s’était taillé la veille pour le faire rôtir, au dessus d’un tas de bois auquel il mit le feu d’un mouvement distrait de la main. Il ne pouvait se sortir de la tête l’image qui avait hanté ses rêves… Un superbe marteau rouge et or, une œuvre d’art nain inégalée par tout ce qu’il avait pu voir dans sa vie, et ce malgré ses nombreux études dans l’art de la forge. Surement Balgrim avait-il décidé de donner un premier élément de réponse… Il lui fallait persévérer désormais !

Suite à un repas bien anodin et le deuxième tonnelet de bière dans la panse, il se leva pour se remettre au travail au temple. Ce jour ci c’est le portail qui lui prit son temps. Logibics avait laissé un gros tas de ferraillerie à proximité en vue de travaux supplémentaires et le temple, pour le principal en granit, avec un peu de marbre pour les dalles du sol, un toit ouvert au ciel, n’avait pas de porte. Un comble pour un bâtiment nain quand on connaît l’attrait de ce grand peuple pour les portes blindées au maximum, afin de protéger leurs trésors des pillages.
Bien sûr en fait de trésors il n’y avait ici qu’un autel formé d’une taille dans un quartz et intransportable, fut-ce par dix de ces pillards qui sont si faibles en général… Même le grand prêtre Logibics d’ailleurs était encore trop faible pour le bouger, c’était se demander comment il l’avait mis là…

Toujours est-il que Danthorïn se mit au travail et du tas de métaux sortis bientôt une solide porte noire aux formes runiques… Bien sûr il faudrait encore mettre toutes les vraies runes et autres décors divins au nom de Balgrim pour décorer la porte, mais ceci serait le travail du lendemain ! Car le ciel descendait déjà à l’ouest.
Danthorïn partis donc tant qu’il lui restait du jour vers la fameuse taverne visitée la veille, il lui fallait de nouveau de la bière pour les jours à venir car dans sa… Retraite anticipée… Il n’avait pas pu en emporter beaucoup.
Il réunit donc tout son courage et passa la porte de la dites taverne ! Un quart d’heure plus tard il en ressortait en poussant deux lourds tonneaux devant lui, suivis du propriétaire qui mettait les pièces nouvellement gagnés dans sa bourse. Par chance, personne de ceux qui étaient là la veille et se trouvait encore là cette soirée n’avait eu le temps de le reconnaître.

Il revint au temple juste à temps pour allumer les flambeaux avant la fin du couché du soleil, il se remit en position pour prier une nuit de plus.
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MessageSujet: Re: Cycle premier : Danthorïn, Lorndor   Ven 28 Aoû - 20:28

Quatre jours dans la cambrousse

Une nuit de plus passée affalé sur le parvis de l’autel de Balgrim. Danthorïn eu un nouveau réveil douloureux, dormir affalé vers l’avant, sur une dalle de granit, n’est pas la position idéale pour le repos. Enfin cette fois au moins aucun animal n’était venu le déranger.
Néanmoins même lui commençait à sentir à quel point il n’était plus présentable… Il devait commencer à faire concurrence à Kiloubye pour ce qui était de l’odeur !

Il se dirigea donc naturellement vers la rivière où il avait pêché deux jours plus tôt. Une fois sur place il entreprit de se laver, une main d’eau, c'est-à-dire tremper la main dans la rivière pour prendre de l’eau dans une main, dans le visage, une main sur le torse, une pour chaque jambe… Ce devrait suffire. Mais à ce moment là un lièvre lui passa dans le dos… Suivis semble t-il d’un renard… Danthorïn ne put en être sûr car il trébucha sur une branche posée là… Jamais un prêtre de Balgrim ne s’effraierait bien sûr… Et tomba comme une masse dans la rivière.

Un nain en général est complètement perdu dans l’eau, peu d’entre savent nager et moins encore on la force d’esprit pour ne pas perdre tous leurs moyens une fois dans l’eau. Par chance Danthorïn est de ces nains doués d’un esprit particulièrement fort ! Il battit donc aussi bien dans les jambes que dans les bras pour ressembler à un poisson vif qu’on vient de poser sur le bord de l’eau et, bientôt, coula comme une pierre pour ne plus reparaitre à la surface…

S’en suis un noir totale dans l’esprit du nain, pendant la nuit il avait eu beau prier nulles réponse ne lui était parvenu, étrange après le signe de la veille… Mais quelle est cette lumière au loin ? Dans sa vision obscure il se vit courir vers la lumière… La lumière… Il s’agissait en fait d’une enclume en or pur, un chef d’œuvre orné… Oui… De runes naines… Encore un peu et il pourrait discerner le sens de ces runes…

D’un seul coup Danthorïn repris conscience, il était affalé sur le bord de l’eau, une elfe se tenait face à lui qui prenait rapidement de ses nouvelles. Elle se nommait Anya et lui rappela s’être déjà croisé longtemps auparavant, elle servait dans les forces de lutte pour dame nature, l’arbre de vie GAIA.
Toujours est-il qu’elle l’avait vu et reconnu alors qu’elle faisait route vers les terres elfiques, et s’était alors détournée pour le saluer avant de le voir tomber à l’eau. Elle avait alors plongé pour le récupérer et le ranimer, à l’aide d’un sort bien sûr.

Après avoir remercié l’elfe qui l’avait… Aider à se sortir d’une situation parfaitement maîtrisée. Il prit le chemin du temple désormais tout à fait propre. L’enclume le travaillait bien sûr mais moins que son estomac ne le tiraillait. Heureusement pour le gibier du coin, qui devait commencer à craindre ce terrible chasseur, il n’eu pas besoin de chercher bien loin aujourd’hui encore car il tomba sur un piège d’un chasseur quelconque, un trou recouvert de broussailles, où appelait un jeune cerf piégé. Ecoutant tout son cœur il choisit une grosse pierre qu’il envoya droit sur la tête de l’animal afin de l’achever, puis deux autres les premières ayant raté leur cible, et emporta son repas sur ses épaules. Que penserait le chasseur en voyant son piège détruit sans gibier ? Ca ce n’était pas son problème.

Le soleil avait de peu dépassé son zénith à son retour au temple et il mangea et but joyeusement, se laissant aller à quelques chants. Toutefois ces derniers se tarirent bien vite en l’absence d’auditeurs et cela n’était que mieux pour les animaux du coin.

Une fois rassasié il se remit au travail sur sa fameuse porte en fonte et passa le reste du jour à dessiner, forger, et sertir la porte des morceaux de quartz et autres pierres nobles trouvable dans les environs… Sans avoir à trop s’approcher de la rivière. Finalement à la fin de la journée il pu mettre sa magnifique porte en place, ce qu’il fit sans même se coincer les doigts… Mais dut bientôt la sortir à nouveau de ses gonds puisqu’il se rendit compte qu’il était enfermé à l’intérieur la porte ne voulant pas coulisser. Finalement il tailla encore quelque peu le marbre sous la porte pour qu’elle coulisse enfin parfaitement et retourna vers l’autel se faire un bandage à la main.

Un nouvelle nuit de prière l’attendait, et cette fois il n’aurait pas à se demander, tout en priant, quelle était la créature qui poussait ces cris stridents à ne plus avoir de voix : une porte le protégeais désormais des impies.
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MessageSujet: Re: Cycle premier : Danthorïn, Lorndor   Ven 28 Aoû - 20:29

La fin de la quête ?

Un nouveau jour se lève sur le temple de Balgrim, aujourd’hui toutefois il pleut et, le sommet du temple ayant été prévu pour une vue sur le ciel, Danthorïn fut éveillé par une belle douche, une de plus… Décidément il n’avait jamais été aussi propre de sa vie !

Condamner à ne pas trop bouger par les éléments qui se déchainaient au dehors, l’orage succédant à l’averse, notre nain commença sa journée emmitouflé dans son manteau à travailler sur les murs, le plus au sec possible, en gravant des scènes des écrits de la vie du dieu Balgrim. Après avoir mangé des restes de sa cuisine de la veille, trop démotivé à l’idée d’aller tenter une chasse sous la pluie, il s’aventura tout de même vers la carrière voisine pour sculpter de nouvelles statues naines, afin de remplir encore d’avantage le temple qui, en dépit de décors commençant à le rendre presque digne de Balgrim, restait bien vide.

Par un temps comme celui-ci plus rien n’était contrôlable, la vie semblait si importante à la couleur verdoyante des mousses et des végétations sous la pluie… Et pourtant si absente tous les animaux se cherchant un abri. Danthorïn ne se sentait jamais aussi seul que dans ces conditions, il en arrivait presque à espérer voir un nain le rejoindre alors qu’il savait que pour, être efficace, sa communion avec son dieu se devait d’être sans la moindre incursion d’un autre fidèle.
C’est ainsi que s’écoula une journée morne, remplie par les bruits sourd du marteau et du burin… Ou par moment du tonnerre. L’été approchait…

Bien que la journée elle-même fut sombre en raison du temps, il discernait encore parfaitement la nuit qui tombait et repris bientôt la route vers le temple, tirant de toute ses forces un chariot rempli de statuettes diverses représentant pour la plupart de serviteurs de sa divinité. C’est en arrivant au temple que la chose arriva. La foudre tomba droit vers la porte du temple qu’il avait forgé alors que Danthorïn s’apprêtais à la franchir, frappant par là même le nain qui laissa, en sus, s’effondrer sur lui la plus grande des statue qu’il avait taillé. Un nouveau trou noir, et cette fois pas d’elfe à l’horizon pour le sauver, par ce temps le peuple de la forêt plus que tout autre se cache.

Des images apparaissait devant les yeux du nain, rêvait-il ? Voyait-il le monde réel ou une vision ? Il ne saurait dire, il se voyait, tout jeune qui jouait avec un marteau et assommait son père, qui lui, tentait de lui apprendre à forger une épée. Puis c’était encore lui, plus âgé à ce moment là, il était sur les bords de la route après avoir fui ses parents, c’était le jour où il allait rencontrer Olriik. Un autre flash et une autre image, c’était la cérémonie de promotion, il sortait de l’académie et se tenait devant un Evadakedavra rayonnant. Une nouvelle lumière et lui apparaissait l’enterrement de Logibics, avant sa réincarnation. Puis il se voyait face à la bâtisse délabrée des Gardiens de la Paix et, en s’approchant, il arrivait devant la sombre bâtisse de l’inquisition. Il entrait alors dans le bâtiment mais, au lieu du grand hall aux multiples tableaux de la lutte du dieu Alliance, il se retrouvait dans la grande salle du palais des NAINS, face à Malvoort qui annonçait qu’il quittait son poste de chef du clan.
Dans tous ces instants une seule chose se reproduisait, derrière son ancien lui même, qu’il soit dans un instant désespéré ou joyeux, il apparaissait une silhouette dorée et gazeuse juste derrière lui. Il n’avait naturellement jamais vus cette forme mais elle était là, on aurait dit qu’elle calmait ses ardeurs lorsqu’il recevait sa médaille de l’académie, qu’elle le soutenait alors qu’il était au bord du gouffre face à la dépouille de Logibics. Il ne pouvait guère qu’en deviner les contours mais sa barbe ne laissait pas de doute : en dépit de son imposante stature c’était bien un nain.
La réponse était là, depuis le début, elle avait toujours été là.

La nuit remplaça le jour.
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MessageSujet: Re: Cycle premier : Danthorïn, Lorndor   Ven 28 Aoû - 20:29

Le Prêtre de Balgrim

Une nuit s’écoula, c’eut pu être une semaine, un mois ou un an Danthorïn n’eut sus le dire.

Lorsque le soleil traversa l’ouverture au ciel du temple de Balgrim, un rayon alla vers le nain pour l’illuminer, la statue tombée sur lui avait mystérieusement roulé, lui était toujours dans la position dans laquelle la foudre l’avait mis, rigide sur le sol.
Mais il y avait quelque chose de différent, ses cheveux avaient finis de blanchir comme si plusieurs années s’étaient écoulées, sa taille plus fine que jamais, son œil gauche avait pris une couleur d’un bleu azur et paraissait étrangement vide… Et le parut d’autant plus lorsque le second s’ouvrit comme si Danthorïn s’éveillait simplement d’un long sommeil.

Le nain se leva, pris sa cape rouge et l’enfila avant de se diriger vers Fire Griffin sans même prendre le temps de se retourner, s’il boitait légèrement il semblait en bon état à cela prêt, néanmoins il donna l’ordre au griffon de faire route vers le sud et les terres elfiques plus proches du temple que nulles autres terres civilisées.
Il y passa quelques heures en compagnie de certaines vieilles connaissances qu’il s’était fait dans ses années passée qui, en dépit de changements physiques apparents, le reconnurent et le soignèrent comme un hôte de marque. Ils passèrent des onguents sur ses blessures mais elles semblaient toute déjà correctement guéries, et ils le rassasièrent avant que le nain n’annonce qu’il avait de la route à faire.


Il reprit donc la route lorsque le soleil en était à la moitié de sa descente à l’ouest et, bien que son griffon fût harassé du voyage, arriva le soir au château des NAINS. Quelques instants plus tard Danthorïn se trouvait dans la chapelle de Balgrim devant les peintures murales, le marteau de Balgrim frappait l’enclume, Balgrim en personne le maniait et c’était une arme de mort.
Le marteau n’était point une œuvre d’art nain, non c’était une armée. L’enclume n’était pas le trésor nain, non c’était l’adversaire du marteau. Balgrim est derrière tous les nains, les nains qui passent leur vie à le chercher, comme l’avait toujours fait Danthorïn, perdent leur temps. Le temps s’écoule toujours trop vite et il y a tant à faire.

Les disciples de Balgrim, baptisés ainsi pour honorer leur dieu, des combattants nains qui combattaient pour les nains. La Nouvelle Alliance des Nains Souverains, créée pour aider tous les enfants de Balgrim dans leur vie, tous les anonymes et les enfants perdus comme il l’avait été.
Un groupe a été créé pour servir et aider l’autre, il a ensuite disparus lorsque le temps ne semblait plus avoir besoin de lui, ou que ceux qui l’avaient fondé aient disparus.

Aujourd’hui de nouveaux disciples de Balgrim doivent se constituer, pas un groupe de combattants au service d’un clan, mais un groupe de combattants au service des nains. Il doit former le marteau car l’enclume, elle, n’a de cesse de grandir. Beaucoup de nains ont eu ce rêve de s’unir pour combattre ensemble mais ils n’ont pas été d’accord sur la menace, pourtant elle est évidente, la menace est d’oublier Balgrim, la menace est d’oublier que tous les nains sont liés par un même protecteur. La menace est d’oublier que c’est lorsque l’on pose les armes que l’ennemi lui les reprend, un groupe de combattant qui ne dépose jamais les armes et qui reste unis même par temps de paix, aussi uni sur le champ de bataille d’une guerre, d’une chasse, d’une quête ou d’une soirée à la taverne.
Les disciples de Balgrim ne sont pas un groupe, ils sont une âme, une seule et même âme qui progresse dans un but unique, imposer à tous les regards la gloire des nains !

Danthorïn, prêtre de Balgrim

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MessageSujet: Re: Cycle premier : Danthorïn, Lorndor   Ven 28 Aoû - 20:30

Les ombres d'une vie

Le ciel est sombre aujourd'hui, l'air est humide mais il ne pleut pas... Encore du moins.

Danthorïn se redresse, appuyé sur la canne dont il ne se passe plus désormais. Une canne solide en bois rouge ornementée d'implants en or et en mithril, forgés aux formes des runes définissant les dieux nains qu'il se doit de représenter en raison de ses fonctions.
Mais si le nain s'appuyait ainsi sur la canne ce n'était point pour montrer son statut mais bien en raison de la fatigue. Il dormait de moins en moins, ses nuits se faisant courtes et les heures de prières journalières ne faisaient guère de bien à cela, l'âge se faisait sentir, et son corps vieillissait plus vite que son âme.

Danthorïn l'avait vite compris, Balgrim lorsqu'il acceptait un serviteur lui faisait un don. Il avait donné à Logibics le prêtre la force de réaliser ses ambitions, la force de châtier les infidèles et de protéger les faibles, cette force répondait à une volonté qui avait toujours été présente en Logibics le chef nain, un chef aimant les siens et maudissant sa faiblesse lorsqu'il se montrait incapable d'aider ceux-ci qui souffraient.
Ainsi Balgrim avait répondus , pour Danthorïn aussi, comme le souhaitait l'âme du nain, Balgrim lui avait donné la la foi, la force de l'esprit, la patience. Il lui avait donné la connaissance. En contre partie, comme il avait retiré la résistance de Logibics Balgrim avait retiré à Danthorïn ce qu'il restait de la vigueur de sa jeunesse et, pour lui donner la vue sur les choses de l'esprit, lui avait retiré la vue sur le monde de l'un de ses yeux.
Son œil gauche avait désormais une couleur éclatante bleu-azur mais il ne voyait plus le Lorndor, et Danthorïn lui même ne pouvait comprendre la signification de cette vue, quelques jours après avoir été frappé par la foudre il avait recouvert cet œil d'un bandeau pour ne pas effrayer ses collègues, bien que son apparence à elle seule en faisait frémir plus d'un.

Au combat Danthorïn possédait toujours plus de puissance, son énergie mystique lui venait toujours plus fort et plus intensément au fur et à mesure du temps passé, mais il comprenait à présent que si son corps vieillissait si vite sa force magique en était l'une des causes principale, il possédait le don d'une puissance supérieure à la plus part des êtres vivants mais, en contre partie, son corps ne pouvait la supporter et le trahissait.
Le choix de la connaissance avait été fait, il faillait l'accepter : sa place ne serait pas éternellement sur le champs de bataille mais serait bien vite plutôt derrière les murs d'une bibliothèque.

Le nain sortit finalement de sa rêvasserie, cela aussi lui arrivait de plus en plus souvent, et lança un regard circulaire alentour, des taverniers du Lorndor avaient accepté de donner des cours de brasserie et, bien entendus, de tous les horizons des volontaires avaient accouru. Il n'avait pas été le dernier lui même.
Ainsi se voyait-il entouré de toute sorte de populace, amis, ennemis, nains, elfes, humains et, tient, même un gnome, se trouvaient autour de lui à proximité d'un de ces fameux taverniers. Il recula quelque peu pour ne pas avoir à faire à toute cette agitation, quelques incantations et il prenait la chaise du mort-vivant qu'il venait de renvoyer dans sa tombe. Un peu de repos en attendant la soirée, une bière à la main, son corps le lâche, pas son esprit, et il lui reste encore du temps pour boucler ses affaires.

Voilà Glokar là bas, qui ramasse des fleurs, après avoir voulu se faire soigneur et alchimiste le voilà qui veux devenir le meilleur brasseur du Londor !

Glokar, un petit nain dépassant à peine le mètre, sans grand talents et au passé plutôt obscur. Il avait au détour d'un voyage croisé SuperMeul et le chef des NAINS était revenu avec lui qui gambadait derrière son griffon. Naturellement Danthorïn comme d'autres vint l'accueillir comme il se devait, lui proposant les habituels conseils et civilités, cela aurait pu s'arrêter là. Oui mais ce jeune nain là avait quelque chose de particulier, l'esprit embrumé le prêtre ne le remarqua pas immédiatement.
Les test suite à l'admission ne montrèrent aucuns talents de Glokar pour la magie, les tests physiques furent juste bon à le montrer comme un bon descendeur de bière, robuste, mais loin d'être une foudre de guerre, bref un de ces nains tels qu'on en vois partout dans les mines, un de ces nains qui passent leurs vies en tant que disciples des maîtres forgerons à courir acheter le matériel de leur maître. Pourtant loin d'être démoralisé par es résultats, et en dépit de tous les conseils avisés de ses nouveaux collègues, le jeune nain s'obstinait à vouloir devenir soigneur, à vouloir cultiver son esprit et la tradition naine avant tout, et surtout en aucun cas à rentrer dans le moule qui semblait parfaitement fait pour lui. Ce jeune nain... Attira le regard de Danthorïn plus qu'aucun autres au cour de son existence.

Dans les jours qui suivirent le prêtre et la recrue ne se séparèrent plus, de camp d'entrainement en taverne, de taverne en écurie, de l'écurie à aller se promener et se perdre dans les bois... Plus d'une fois des problèmes que Danthorïn trouvait à déchiffrer de vieux parchemins furent résolus par le nain déclaré « sans talents », plus d'une fois le jeune nain lui donna un sourire qui n'apparaissait pourtant que si rarement sur son visage.
Danthorïn avait donc trouvé, au moment où il se sentait vieillir, au moment où il regrettait pour la première fois de ne pas avoir fondé de famille autrefois, celui qui serait sans doute digne de travailler à sa tâche lorsqu'il devrait se retirer des terres mortelles.

Cela faisait longtemps, lorsqu'il entrèrent dans la grande chapelle poussiéreuse, que n'avait plus été porté des vœux de padawan NAINS. Danthorïn devenait donc maître, un maître nain.

Mémoire de Danthorïn, serviteur de Balgrim
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MessageSujet: Re: Cycle premier : Danthorïn, Lorndor   Ven 28 Aoû - 20:30

Les ombres du passé

Une soirée comme une autre en Lorndor. Une soirée de pluie. Notre nain, lui, se trouvait à l'abri d'une chambre de l'auberge du poney qui tousse.
Face à un modeste bureau, qui faisait partis du mobilier standard des chambres de cet établissement, Danthorïn était plongé dans un livre manuscrit. Le premier venus aurait été en peine de le lire, l'écriture étant un mélange de runes naines et de l'écriture des humains, un style que, heureusement, Danthorïn lui connaissait depuis l'enfance.
L'enfance... Danthorïn la revoyait à présent plus clairement qu'il ne l'avait vus depuis bien des années... Il avait été jeune, la vie n'avait pas toujours été aussi simple et claire qu'aujourd'hui.

Ce manuscrit, le vieil elfe noir lui avait donné il y a de cela trois jours et il en était déjà à sa troisième lecture.
L'écriture était certes désordonnée mais claire, précise, et employait un vocabulaire assez relevé même s'il combinait deux cultures. Son père, Elthraïn, avait été un nain bien plus cultivé qu'il ne l'avait toujours crus.

Tout y était, le récapitulatif précis des contrats et quêtes qu'avait accomplis son père dans sa vie, sa triste carrière aux côtés de la mère de Danthorïn. Certains noms de lieux ou de cibles parmi les plus récents étaient familiers à Danthorïn, des actes qu'il avait presque vécus puisque né et voyageant avec eux à l'époque.
Mais plus que les écrits des crimes, des faits d'armes et de quelques actes de bravoures gentiment rétribués, c'était bien tous les écrits de la vie de son père qui le captivaient.

Elthraïn, ce nom ne lui inspirait qu'une ancienne terreur refoulée au plus profond de lui. Il se souvenait de son père comme d'un homme froid, calculateur. Un être du chaos sans foi ni loi et jamais au cours de sa vie, avant comme après qu'il l'ait quitté, il n'avait pensé qu'il fut autre chose que les êtres qu'il combattait aujourd'hui de toutes ses forces.
Mais les faits étaient tout autres...

Quelques quatre siècles plus tôt, dans les monts brumeux du nord, occupés à l'époque par une colonie naine à la recherche de métaux précieux, naissait le fils du chef de chantier et de sa très chère femme. Les noms des parents sont tombés dans l'oublie, le nom du fils ne connaitrait pas le même destin, Elthraïn était né.
Elthraïn grandit pendant ses trente premières années élevé par sa mère, son père passant le plus clair de son temps sur les chantier d'exploitation de minerais où son fils devait un jour le remplacer. Il recevait d'ailleurs les enseignements de mineur en conséquence.
Toutefois, un jour, un mage blanc nain, nommé Brandalfïn, fut accueillis sur le site d'exploitation. Il voyageait à travers le monde pour étudier les coutumes locales. Naturellement il se devait de l'accueillir pour la nuit chez le chef des lieux, le père d'Elthraïn donc, et c'est ainsi que le vieux mage et le jeune nain se rencontrèrent.
Dès le premier instant Brandalfïn sentit la flamme qui s'élevait du cœur du jeune nain, le pouvoir du feu était si ardent en lui que jamais le vieux mage n'avait pu observé tel potentiel magique. Naturellement le soir même il abordait la question de lui enseigner les usages de son pouvoir latent.

Le père d'Elthraïn n'était pas réellement ravis d'apprendre les dons de son fils, jamais dans sa famille il n'y avait eu de mage et il n'était pas franchement partisan de ces jeteurs de sorts. Il céda toutefois à l'insistance du mage blanc et devant l'évidence de l'envie du jeune nain d'apprendre les connaissances du vieux voyageur.
Son père refusa en revanche de voir le fils quitter la demeure familiale pour étudier la magie, bien décidé à le voir prendre sa suite. Brandalfïn prit alors sur lui de rester dans les monts brumeux pour enseigner ce qu'il pouvait à Elthraïn, même s'il n'avait jamais été un professeur.

Plusieurs années passèrent et Elthraïn, comme s'y attendait le vieux mage, devenait toujours plus puissant et avait un talent incontestable. Son père était des plus renfrogné par contre, et il ne cessait de se disputer avec son fils ou le mage. Il essaya bien à plusieurs reprise de mettre ce dernier à la porte, mais sans jamais y parvenir totalement en raison de l'intervention d'un proche, de son fils ou encore de principes. Mais face au capacités de Elthraïn, permettant à celui-ci de réaliser des merveilles de bijoux, armures et ustensiles de métal grâce à ses flammes, son père devait bien admettre qu'il avait fait le bon choix.

Brandalfïn, sentant venir la mort, étant alors âgé de prêt de deux cents soixante ans, fit un jour la demande de départ au chef du camp afin de retourner mourir après des siens, tout en emmenant Elthraïn voir les anciens nains, et ainsi être reconnu comme mage nain.
Encore une fois, c'est à contrecœur que le voyage fut accepté par la famille et Elthraïn, lui ravis, partit avec son maître en direction du sud.

Du voyage il ne reste rien de particulier dans les écrits de Elthraïn, et il ne fait que brièvement part de ce qui se passa aux cours des deux années que vécus encore son maître. Il signale tout de même que les maîtres mages nains acceptèrent de l'accueillir comme mage. Ce en dépit de l'absence d'enseignements auprès des instructeurs de la nation, principalement par respect pour Brandalfïn.

Finalement, sur son lit de mort, le vieux mage blanc demanda Elthraïn et lui fit part de sa dernière vision en ces termes : « Tu mettra au monde ton destin final ». Ce furent les dernière paroles du grand mage Brandalfïn et Elthraïn devait passer sa vie sans en connaître la signification.

Jusqu'à l'âge de quatre vingt huit ans, Elthraïn mis sa magie de feu au service de la grande école de sorcellerie. Son talent et son esprit aiguisé lui permirent de gravir rapidement les échelons et il fut l'un des mages nains à être reconnu « archimage de feu » le plus jeune de toute la longue histoire naine.
En revanche, il « oubliait » sa promesse de revenir auprès des siens dès la mort de son maître, et cela alors même que l'annonce de la mort de sa mère lui arrivait. Elthraïn avait de l'ambition, un talent tel qu'il devait faire de grande chose et pas simplement diriger un camp de mineur. Son père trouverait bien quelqu'un de moins doué que lui afin de prendre sa suite.

L'ambition, l'arrogance, ces caractéristiques ne lui firent point que des amis. Et ce n'est surement pas un hasard s'il fut un jour nommé à la tête d'une unité enflammées. Les unités de mages de guerre naine. Les unités de mage connaissant le plus fort taux de mortalité.
Et bien sûr, cette fois le caractère qu'il s'était forgé lui joua des tours et Elthraïn, en même temps qu'il obtenait la réputation d'être l'un des plus terribles combattants, obtenait aussi celle de se servir de tout, y compris des vies de ses subalternes, afin d'obtenir la victoire et surtout la gloire. Sa fidélité à sa cause était néanmoins irréprochable... Mais finalement elle lui fut reprochée.
Ses détraqueurs, n'ayant pu causer sa perte avec cette mutation, au contraire, choisirent une méthode encore plus vile de se débarrasser de lui. Il organisèrent soigneusement un coup monté le mettant comme coupable idéal d'une série de meurtres de nains.

Déclaré criminel, et fou dangereux, par les autorités qu'il avait toujours servis, Elthraïn choisit la voie la plus facile... Et non content de ne point se rendre à un conseil qui le jugerait coupable à coup sûr, il alla jusqu'à tuer ceux qu'il avait identifié comme les organisateurs de ce coup monté avant de quitter, définitivement, la capitale des nains.
Désormais Elthraïn serait connu comme un tueur de nains, un nain chaotique de la pire espèce qui soit. Sa famille sera par ailleurs sévèrement réprimandé causant la faillite des affaires de son vieux père, chose qu'Elthraïn n'apprit que bien après la mort de son paternel.

Elthraïn était donc seul, coupé de tout ce qui avait été sa vie. Il aurait pu mourir ainsi s'il n'avait pas rencontré alors Milïnn. Milïnn était une naine du sud, d'une vingtaine d'année sa cadette elle avait acquis une certaine réputation de barbarie et d'assassin où qu'elle aille à l'aide de sa magie terrestre.
Mais entre ces êtres que le passé opposait le coup de foudre fut immédiat, et Elthraïn épousa, outre Milïnn, la cause de sa moitié en devenant l'un des plus grands mercenaires de son temps.

Après trente années de ravages, adopté par le peuple humain et honni de toutes les peuplades naines, le couple mis au monde leur premier enfant, Danthorïn, au sein d'une bourgade humaine du sud des frontières elfiques. Un mage elfe noir avec lequel ils avaient fait connaissance des années auparavant fut choisit pour élever le garçon alosr que ses parents étaient en missions, ne pouvant l'emmener Et le groupe des quatre voyageait désormais à travers leur nouveau pays, le Lorndor.

Comme vous le savez, après seulement une dizaine d'année Danthorïn fuyait pour ne plus jamais recroiser ses parents et suivre la destinée qui lui était propre. Il resta convaincu toute sa vie que ses parents l'avaient d'ailleurs vite oublié, et peut-être même remplacé par un autre enfant.
Et ce jusqu'à ce jour, il y a trois jours, où ce vieil elfe lui portait ce manuscrit.

Danthorïn, âgé, reporta avec une certaine tristesse le regard sur les dernières pages des écrits de son père. L'elfe qui lui avait porté n'était rien d'autre que celui qui avait accompagné ses premiers pas, et après lui avoir confié les écrits d'Elthraïn il était repartis sans accepter la moindre pièce d'or.

Les dernières pages étaient écrites de façon hâtives, la colère s'y mêlaient de la tristesse. D'abord en rage Elthraïn avait bien vite été désespéré de la perte de son enfant, peut-être voyait-il les erreurs de ses rapports avec son père se reproduire ? Toujours est-il que lui et Milïnn abandonnaient immédiatement leur mission en cours pour se mettre à la recherche de leur fils unique.
Les écrits d'Elthraïn n'apportent alors plus beaucoup de renseignements utiles sur ces recherches. Le désespoir dans l'écriture est juste plus visible après la mort de Milïnn minée par des fièvres. Morte de maladie alors que le peuple nain était si résistant aux maladies... Ce ne pouvait être qu'une punition divine pour leur vie dépravée selon Elthraïn.

Le récit ne se termine toutefois qu'une centaine d'année plus tard, sèchement, laissant planer la suite des écritures. Elthraïn y compte alors, en effet, qu'il se trouve simplement dans une taverne aux bords des terres naines.

La suite c'est l'elfe noir qui, avant de le quitter, la raconta à Danthorïn. Elthraïn, ivre mort car, comme on l'a dit il y a longtemps, il ne supportaient guère l'alcool, déclencha ou du moins se retrouva dans une bataille de taverne.
Un elfe, seul de sa race présent au milieu de nains et de quelques humains, fut rapidement pris à partis et était prêt de périr si, dans un excès de lucidité et peut-être dans le cercle de repentance qu'il suivait, Elthraïn ne s'était porté à son secours.
Cet acte ne plut guère aux nains ivrognes qui se tenaient face à lui, mais cela aurait pu passer si, malheureusement, l'un de ces derniers ne l'avait reconnus comme l'un de ces nains du chaos si recherchés par les leurs. Immédiatement les réflexes de Elthraïn, bien qu'âgé désormais de près de deux cents trente ans, reprirent le dessus et ses sorts volèrent contre ses agresseurs. Deux d'entre eux tombèrent immédiatement, certains reculèrent mais des nains, encore en forme et battant l'emblème de l'un des clans nain les plus prestigieux, se levèrent à l'autre bout de la salle.
L'un de ces derniers l'attaqua de front à l'aide de sorts de glaces tandis qu'un autre lança une charge de terre pour déséquilibrer Elthraïn, équilibre déjà précaire en raison de l'alcool. Il réussit toutefois, bien que blessé sévèrement, à rejoindre la porte de la taverne et s'apprêtait à la franchir lorsque soudain une boule de feu l'atteint en plein dos.

Elthraïn s'écroula. Une légende du chaos tombait sous le coup d'un sort de son école, lancé par un jeune nain. Un jeune nain à barbe rousse qui portait le même emblème que celui de ses ainés qui l'avaient combattu, l'emblème NAINS.
Il regarda, bien que son regard soit de plus en plus flou, le visage de ce jeune qui semblait plus pâle qu'autre chose après un sort mortel jeté à un autre nain, fut-il chaotique, et Elthraïn compris.
« Je rencontre enfin le destin que je me suis créé » Furent les derniers mots du nain obscur.

Cent cinquante ans plus tard, à l'étage de l'auberge de poney qui tousse, Danthorïn posa finalement le manuscrit dans son sac avant de rejoindre le lit. Il s'efforça une fois de plus de se souvenir de cette fameuse soirée à l'auberge Hine, qui l'avait choqué si longtemps sans savoir pourquoi.

Des ombres du passé se sont éclaircies pour laisser place à de nouvelles.

Maeglor de Tirth, scribe et elfe noir du sud.
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MessageSujet: Re: Cycle premier : Danthorïn, Lorndor   Ven 28 Aoû - 20:30

Le sage des monts brumeux (1)

« Argl.... Comment Balgrim a t-il put permettre qu'un froid pareil entoure ces montagnes ? »

Voilà deux semaines que Danthorïn marche, seul, sa canne à la main et son manteau rouge serré toujours plus fort contre lui, en direction du nord.
Les Monts Brumeux se dressent à présent devant lui, et pour les observer il lui avait déjà fallut grimper plusieurs collines, échapper aux morsures des marmottes, gravir des cols glaciaux poursuivi par une meute de loup, jusque dans la sombre forêt qui s'étendait au pied des monts.
Et là même où il pensait se reposer il avait fallut que la glace se brise sous ses pied pour qu'il se retrouve prêt d'un feu, frigorifié, et déjà heureux d'avoir survécus... Jusque là.

Les Monts Brumeux font partis des dernières montagnes connues au nord, elles bordent les cartes naines les plus précises que Danthorïn avait pu trouver à la bibliothèque NAINeS et ce alors même que ces monts sont riches en minerais.
Le fait que nuls nains n'ait réalisé cartes plus lointaines, et donc cherché des minerais au delà de cette régions où ils étaient déjà nombreux, prouvait bien la difficulté du climat présent.
Lorsque Danthorïn avait parlé de ce voyage Martoc lui avait offert une écharpe, Kesh des médicaments, Vorondil, de passage, une tournée pour fêter son voyage. Tournée que Danthorïn avait finalement dû payer, puisque celui qui avait invité avait malencontreusement oublié sa bourse dans sa sixième veste de voyage... Et Kiloubye s'était mis avec Cosmocoq pour lui crier dessus au sujet de priorités à la guerre au sud et autres. Mais notre nain n'avait que ces monts en tête et ne voulais pas repousser ce voyage.

Son père, il le savait maintenant depuis peu, était donc originaire d'une colonie dans ces terres gelées. De cette colonie nulles traces n'apparaissaient dans les registres nains. Les noms de ceux qui en faisaient partis, cités dans le manuscrit d'Elthraïn, étaient simplement déclarés comme « ayant quitté les terres naines pour ne plus y revenir ».
Danthorïn connaissant désormais l'existence, passée peut-être, d'une famille de sang, ne pouvait se résoudre à abandonner l'espoir d'en savoir plus et s'était décidé à entreprendre le plus long et périlleux voyage qu'il ait connu jusque là. Balgrim se passerait bien de ses services quelques semaines.

Il était donc partis un matin, le soleil brillait même si la chaleur n'était pas au rendez vous. Un bon signe, avait-il jugé, après une semaine de pluies diluviennes.
Son jeune Fire-Griffin fut ravis de le voir le rejoindre, depuis deux semaines il n'avait pas bougé de l'écurie et, comme son maître, il ne tenait pas en place.

Le voyage fut d'abord assez agréable, Danthorïn fit successivement halte dans les palais des Dark Dwarf, pour visiter Wyrd qu'il n'avait plus vus depuis fort longtemps, puis au palais LAGON où il put se reposer une nuit.
Enfin, il arriva aux frontières du Lorndor qu'il franchis avec un regard en arrière, il reviendrais vite chez les siens...

La suite fut une galère de tous les instants, plus il avançait vers le nord et plus le froid se faisait sentir.
Dans les plaines gelées il croisa un énorme monstre blanc qui portait un jeune humain aux yeux bridés, suivis par un autre humain plus âgés portant une houppette et, lui même, suivis d'un petit animal blanc comme neige de quatre pattes.
Laissant ces fous entre eux il ne s'arrêta pas une minute.

Nous avons parlé de l'horreur de la montée de la colline suivante avec sa horde e marmotte, les loup ne se montrèrent pas plus enclins à laisser Danthorïn se reposer.
Une évidence sautait aux yeux dans tous les cas : cela faisait des décennies que nuls n'avaient plus traversé ces terres redevenues sauvages, et nul chemin n'apparaissait à ses yeux.

Les grottes furent plus aisées à traverser, à quelques chauves-souris et un troll chauve souriant prêt... Au moins à l'intérieur de celles-ci il put se réchauffer, bien qu'ayant faillit s'étouffer lorsqu'il eu l'idée d'y allumer un feu.

Enfin, comme nous avions commencé, Danthorïn atteint tant bien que mal les Monts Brumeux. L'entrée des excavations naines, menées par son grand père, ne fut pas aussi malaisée à découvrir qu'il l'avait pensé en revanche. De la fumée sortait encore de ce qu'il prit pour une grotte et qui s'avéra être l'entrée.
Cette fumée, il le comprit bien vite, était due à un puits creusé au centre de la pièce centrale qui, de toute évidence, devait déboucher sur une chambre magmatique. La présence de cette ouverture en ce lieu avait surement motivé le choix du site d'installation car aucuns nains n'aurait sus creuser cela, il ne pouvait s'agir que d'une œuvre naturelle.

La salle n'était pas moins triste, complètement déserte de vie, du moins naine à en juger par des traces d'excréments animaux, les habitations creusées dans la roches semblaient avoir été abandonnées il y a bien un siècle déjà.
Reprenant en main le manuscrit de son père, Danthorïn relut le passage où il était brièvement décrit la façon dont la colonie avait été coupée de ravitaillement et d'aide du royaume. Sans doutes les ouvriers avaient du rester attacher à ces lieux un temps, mais il n'y avaient pas finit leur vie. Seuls des outils brisés et quelques petits objets sans grande importance restaient en désordres dans certains coins de la salle ou des pièces. La carte présente dans le manuscrit lui permit de trouver l'entrée du puits de recherche de minerais, barricadé de fer Danthorïn choisit de ne pas en forcer l'accès.
Au lieu de cela il chercha la demeure de ses ancêtre et finit par trouver le renfoncement correspondant à la description qui avait été laissé.

Un repose torche contenait encore du petit bois, il pu donc en éclairer l'intérieur.
La pièce était sombre, sans décorations mais on pouvait, à l'érosion des murs, deviner qu'il n'en avait pas toujours été ainsi.
Le nain passa quelques heures dans ce qui fut la maison de ses grand parents. Il y trouva quelques pièces d'armures rouillées, de vieux tapis et vieilles tapisseries rongées par des insectes dans un coffre de chêne très bien conservé. Quelques pièces de décoration, dont deux magnifique chandeliers en bronze, auxquels il ne faudrait guère qu'un petit vernissage pour les mettre à nouveau en valeur.
Ces deux dernières pièces dans son sac de voyage, plutôt vide après ces semaines de voyage, il s'apprêtait à sortir lorsqu'il remarqua, au coin de la porte, une inscription runique. Cette inscription, il l'aurait juré, n'était pas là lorsqu'il était entré dans la pièce. Et pourtant elle apparaissait maintenant nettement dans la roche de la cavité, couleur bronze sur le brun du roc.

Danthorïn n'avait jamais été un spécialiste des runes, préférant étudier le langage universel dans son étude de la magie que le langage des nains uniquement. Il n'eut néanmoins pas grand mal à déchiffrer les quelques lignes qui parlaient vaguement de « l'héritage du sage du pic Daimonïn ».

Le pic Daimonïn, il s'en souvenait, était un nom donné par les nains à l'un des pics des Monts brumeux, et un coup d'œil sur sa carte lui permis de rapidement le situer, sa base étant à environ une journée de marche des cavernes d'excavation. Il choisit donc de passer la nuit à l'abri de la vieille demeure avant de faire route vers le fameux pic.

Il sortit de son sac le dernier morceau de ce pain elfique qu'il avait... Emprunté chez les Elfes LAGON, ainsi qu'une des marmottes qui lui avait attrapé, mordus, pour son plus grand malheur, les fesses la veille.
Un petit feu à l'entrée du domaine et il eu un bon petit dîné en attendant la suite des péripéties qui l'attendaient encore...


Extraits de « voyages divers autour du Lorndor » de Grandral, gnome du nord unijambiste
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MessageSujet: Re: Cycle premier : Danthorïn, Lorndor   Ven 28 Aoû - 20:31

Le sage des monts brumeux (2); L'épreuve du pic Daimonïn

Le lendemain matin, à l'aube glaciale de ces monts, Danthorïn était prêt à reprendre sa route. Avec un dernier regard en arrière, sur la maison de ses grands-parents, il s'élança au dehors, en direction du pic Daimonïn... Il s'élança si bien, qu'il fit les cents mètres suivant sur le dos avant d'être arrêté par un gros rocher plus bas.

La tempête de neige qui avait grondé toute la nuit s'était calmée, mais la couche de cristaux blancs au sol s'en faisait ressentir d'autant et un elfe, s'il était passé par là, eut probablement apprécié le spectacle de notre nain, luttant pour progresser alors que la neige le couvrait jusqu'à' la poitrine.
Certes Danthorïn était loin d'être un nain imposant, mais il avait tout de même trop de ventre pour tenir à la surface de ces terres gelées...
De ce fait, au lieu d'un jour c'est un jour et demi qu'il lui fallut afin d'atteindre le bas du pic, et il était désormais contrains de limiter ses repas au stricte nécessaire, au vus de la légèreté de son sac... Qui était bien léger à présent en dépit des deux chandeliers de bronze.
Il passa la nuit à l'abri du vent, caché devant un pan de roche, puis c'est peu après le zénith qu'il arrivait à destination.

Une bonne surprise attendait toutefois notre nain, car dès l'arrivée au niveau du pic il vit une légère crevasse. S'y engageant, il s'avéra qu'elle donnait sur une source chaude ! Il en était conscient depuis à la découverte du puits magmatique, dans l'excavation minière, mais désormais la nature volcanique de cette zone lui était une vraie bénédiction.
Bien que non friand de bains, cette fois il ne lui fallut pas dix minutes pour poser son attirail et plonger à l'eau. Il profita d'ailleurs de ce petit moment de repos pour tresser sa barbe, et c'est après seulement trois heures de tressage, un record de vitesse, qu'il repris son chemin.

A sa surprise, il trouva plus loin un petit sentier, qui montait en serpentant autours du pic. Il y avait même une marque, runique, dans la roche, qui le nommait : « le chemin de la pierre du feu » se tenait devant lui.


« Si je tenait le nainbecile qui a donné nom pareil à un pic gelé... Oups... »

Repensant à un vieux collègue de l'inquisition, il eu un court regret avant de reprendre sa route.
Il ne lui fallut qu'une petite heure de plus pour arriver devant l'entrée d'une grotte, l'entrée était si bien formée, d'un cercle presque parfait, qu'il eut juré, de loin, que des nains l'avaient taillé. Pourtant, une fois devant, il remarqua qu'aucun artisan ne pouvait avoir taillé la roche avec un telle perfection, et même les artisans nains des légendes qu'il avait pu lire lui semblaient incapable de la merveille qui se tenait devant lui. En effet, ce n'était pas seulement l'entrée mais toute la grotte qui était ainsi taillée, une pièce colossale, sans blocs de pierres mais bien ouverte dans le roc, une salle illuminée d'une dizaine de torches, qui semblaient brûler ici sans consumer le bois.
La salle était circulaire, grande d'une cinquantaine de pieds de diamètre et haute de vingt. Elle n'avait, en outre, pas de décorations mais un puits fait de marbre se trouvait en son centre. Comme il s'y attendait Danthorïn vit en ce puits un nouveau débouché sur la couche magmatique.
De la salle sortait, à l'opposé de l'entrée, un petit couloir capable d'accueillir des humains de taille moyenne mais, de toute évidence, fait pour des visiteurs nains.

Bien que plus impatient que jamais de connaître le fin mot de ces mystères, Danthorïn qui voyait la nuit tomber au dehors prit plutôt la décision de prendre du repos dans cette salle avant de continuer l'exploration.

Le lendemain matin, notre nain entrait dans le couloir. Celui-ci s'avéra plus long qu'il ne l'avait escompté, tantôt à droite, tantôt à gauche, en haut, en bas... En aucun cas il n'allait tout droit et même le sens de l'orientation du nain, pourtant aiguisé dans les galeries, fut bientôt incapable de dire seulement s'il progressait vers la cime du pic ou vers ses profondeurs. Toujours est-il qu'il atteint une nouvelle salle. Combien de temps avait-il pris, ça, il n'aurait sut le dire, sans le soleil aucun moyen de voir l'écoulement du temps, et ce ne sont pas les torches magiques, qui se trouvaient tous le long de son parcours, qui allait l'éclairer sur ce point.

Cette salle était en tous points semblable à celle de l'entrée, tous sauf deux. Le premier était une ouverture dans le plafond de la nef, sans doute une aération conclus Danthorïn. L'autre était qu'au lieu d'un puits, cette ouverture laissait un rayon de lumière tomber sur une grande dalle de marbre.

En approchant, notre nain remarqua qu'il était gravé de runes naines anciennes. Peu habitué aux anciennes écritures, il prit son vieux livre des runes qu'il avait heureusement presque toujours sur lui... A se demander pourquoi il emmenait partout en voyage ce vieux livre qui pesait plus qu'une brique de marbre... Toujours est-il qu'après quelques minutes la traduction était faites.


« Celui qui, du sage, les lumières veux entendre, trois épreuves surmonter il devra. De sagesse un homme doit faire la preuve, s'il veux le savoir. De force un homme doit faire la preuve, si de ce savoir profiter il veux. De courage un homme doit faire la preuve, si ce savoir il a le mérite. »

Ces paroles, au moins, n'étaient pas énigmatiques comme le reste des lieux. Si Danthorïn voulait continuer à avancer il devrait passer trois épreuves. Et ce n'est pas cela qui le ferait reculer. Sans la moindre hésitation il reprit sa route, dans le couloir qui s'ouvrait à l'autre bout de la salle.

Cette fois il ne fit pas plus de cinq cents pieds avant d'atteindre une nouvelle salle. Celle-ci en tous points semblables à la précédentes exceptés un point cette fois : elle n'avait nulle porte de sortie à l'opposé de la parois.

Danthorïn approcha donc de la nouvelle dalle de marbre, baignée de la lumière due à l'ouverture au plafond. Quelle ne fut pas sa surprise de trouver, sur la dalle, une naine semblant évanouie.
N'écoutant que ses instinct, il proféra immédiatement les sorts de soins qu'il avait tant utilisé dans sa jeunesse, et il ne fallut que quelques minutes pour que la naine revienne à elle.

Après lui avoir donné à boire de l'eau de source, notre nain la questionna. Elle s'appelait Filïn, jeune naine d'une tribu vivant aux pieds des monts brumeux, du côté est, alors que Danthorïn était venus du sud. Chez les nains de la tribu de la naine, cette grotte était célèbre comme la salle de l'épreuve, et chaque année, pour honorer Balgrim, une jeune pucelle naine était envoyée dans la grotte pour s'offrir aux dieux qui, s'ils l'en jugeaient digne, lui donneraient la sagesse et elle pourrait, dès lors, rentrer chez les siens et les guider.
Bien évidement, si une naine revenait sans avoir vus les dieux elle était jugée hérétique et mise à mort, et bien sûr nulle n'était jamais revenue de ces grottes victorieuse.

Partie une semaine plus tôt, Filïn avait atteint cette salle et n'avait sus la franchir. Elle s'était résolue à y mourir jusqu'à l'arrivée de Danthorïn...
Filïn était une fort jolie naine, d'une cinquantaine d'année elle avait les cheveux blonds, chose rare chez les nains, et une fort jolie barbe naissante. Assez svelte pour une naine, chose explicable aussi par cette semaine passée sans grande alimentation, elle avait néanmoins une poitrine abondante et des rondeurs très agréables au regard. Ses yeux étaient d'un bleu lumineux.

A son interrogation, Filïn répondit à Danthorïn que non, elle ignorait tout des runes anciennes. Naturellement, ainsi instruites comment les siennes auraient elles put s'en sortir ? Le prêtre de Balgrim se promit dès lors de rendre visite au peuple de Filïn, dès qu'il aurait fini son exploration mais, en dépit des supplication de a jeune naine, refusa de faire demi-tour chez les siens en l'emportant avec lui. Il était bien trop intrigué par ces lieux désormais.

Après quelques minutes, il avait déchiffré les écritures sur la nouvelle dalle de marbre.


« De sagesse un homme doit faire la preuve, s'il veux le savoir. Présent dans un pièce, ce que doit trouver l'homme et semble tout à lui, mais si cette homme entrouvre la porte, ce qu'il cherche s'évanouit. Quel est l'objet de sa recherche ? »

Une énigme, compris le vieux nain. Devant la traduction, Filïn lui proposa un duel : si elle trouvait la réponse en première ils rentraient tous deux dans le royaume nain du sud, si il trouvait, ils continuaient tout deux l'exploration.
Bien que rien ne l'oblige à accepter, le prêtre fit un signe de tête affirmatif non sans commencer déjà à réfléchir à l'énigme. Après tout s'il ne trouvait pas plus vite l'énigme que cette gamine, c'est que Balgrim ne voulait pas qu'il aille au bout. Et puis sauver cette enfant de ce destin cruel faisait partis de sa charge de prêtre de Balgrim après tout.

Plusieurs heures passèrent, bien que Danthorïn eut vite deviné que, pour donner la réponse, il fallait simplement la donner à haute voix en langue naine du nord. Langue que parlait par bonheur Filïn. La réponse ne s'offrait pas à eux. Ils essayèrent bien des réponses matérielles telles que « l'air », ou immatérielles telles que « l'obscurité »... Sans succès.

Une nuit s'écoula et, au réveil, Danthorïn connaissait la réponse. Après avoir dit le mot à répéter à Filïn, désespérée en l'entendant, elle s'en alla auprès de la dalle de marbre dire en nain du nord : « L'intérieur ».
Un grondement se fit entendre au fond de la pièce, le sol trembla un instant et puis plus rien... Rien si ce n'est une porte qui s'ouvrait désormais de l'autre côté. Porte qui s'ouvrait elle même sur un nouveau couloir, semblable au précédent, illuminé de torches éternelles.

Danthorïn prit la main de Filïn qui se laissa, bien malgré elle, guider à sa suite dans la galerie.

Le chemin, cette fois, se fit plus long. Ils marchèrent probablement une journée durant, toujours est-il que, finalement, Filïn se plaint qu'elle ne pouvait plus marcher et supplia le prêtre de s'arrêter pour passer une nuit de repos.
La couloir n'était pas la grande salle, afin de passer une nuit, mais il était tout de même suffisamment large et spacieux pour s'y installer. Les provisions restantes, surtout le pain elfique, de Danthorïn leur fit un repas satisfaisant et il se couchèrent.

Danthorïn était couché depuis quelques minutes, et il discutait tranquillement avec Filïn, couchés l'un à côté de l'autre dans leurs couvertures respectives. Jamais Danthorïn n'avait été si bien aux côtés d'une naine, ni si proche. Bien qu'elle ne partage pas son intrépidité, elle était intelligente et lui donnait des réflexions profondes dans tous les thèmes qu'ils abordaient. Danthorïn, quel que soit la fin de cette exploration, était désormais décidé à la mener avec lui chez les siens.
Si elle ne serait nullement une guerrière, sans doute ferait-elle une bonne soigneuse et, qui sait, une héritière pour son son savoir lorsque le jour se ferait nuit sur sa vie ?

Mais, alors qu'il la regardait émerveillé, de leur conversation, elle mena sa main timidement jusqu'à la couverture du prêtre avant de la soulever. Celui-ci, sans trop comprendre d'abord, ne réagit pas tout de suite et, lorsqu'elle défaisait ses vêtements, bien que voulant d'abord la repousser, il finit par se laisser aller...
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MessageSujet: Re: Cycle premier : Danthorïn, Lorndor   Ven 28 Aoû - 20:31

Le lendemain matin, il s'éveilla avec Filïn au creux de ses bras. Sa peau blanche et sa chevelure blonde illuminait les lieux, ou n'était-ce que sa vision qui était troublée par ce qui s'était passé ?
Un prêtre de Balgrim avait droit au mariage, et mariages nains avec des écarts d'âges plus grand encore s'étaient vus au court des années, en particulier dans les familles royales, mais tout de même... N'avait-il pas eu tord de laisser ainsi les choses se passer ? Quoi qu'il en soit, ce qui était fait était fait, et il n'y avait plus lieu de le regretter.

Bien évidement dès son réveil, en douceur et après un baisé, Filïn n'eut plus la parole que dans un but : retourner en arrière. Quitter les grottes, rejoindre la patrie de Danthorïn, se marier et élever leurs enfants.
Bien que ces proposition le touche, lui qui n'avait jamais pensé à autre chose qu'à la guerre sa vie durant. Danthorïn avait toujours été un nain inflexible. Sa décision avait été prise plusieurs jours auparavant... Il irait au bout ou ne reviendrait plus.

Il reprirent donc leur route, dans un silence gêné Filïn probablement déçue de n'avoir eut plus d'influence, et Danthorïn peu fière de son attitude envers elle. Et une heure ou deux plus tard, seulement, ils atteignirent la nouvelle salle.

La nouvelle salle était de taille semblable aux précédentes, mais elle avait tout de même une autre apparence. En effet, elle n'était pas au cœur du pic mais belle et bien ouverte, sur un tier de son contour, aux vents des montagnes et sur une abîme infernale. C'était au moins une certitude désormais, ils avaient belle et bien progressé vers le sommet.

Laissant Filïn à l'entrée de la salle, la voyant trembler, probablement, de froid, Danthorïn lui donna un nouveau baisé, qu'elle lui rendit, et il se dirigea vers le centre de la pièce. La nouvelle dalle de marbre se trouvait là, mais elle n'était pas du blanc immaculé des deux précédentes, au lieu de cela elle avait une étrange couleur écarlate sur la plus grande partie de sa surface.
Prenant machinalement son livre des runes en main, Danthorïn s'empressa de traduire à haute voix.

« De force un homme doit faire la preuve, si de ce savoir profiter il veux. Quand nulle puissances et nulle failles, son bras ne saura tolérer, le guerrier sa force aura prouvé. »

Cette fois il fut perplexe, l'épreuve de force. Ce ne pouvait être simplement une nouvelle énigme, mais rien ne lui donnait lieu de croire en une épreuve cachée quelque part dans la salle, aussi vide que la précédente et, comme la précédente, sans seconde porte. Il faisait le tour de la salle du regard, impuissant, quand il finit par remarquer l'absence de Filïn, là où il l'avait laissé à l'entrée de la salle... Et ce fut le moment ou jamais car ses réflexes le firent tout juste de baisser qu'une lame passait au dessus de lui.
Il évita la lame mais son bâton, lui, fut envoyé voler aux bords du précipices et il se retrouvait à genoux.

Face à lui, éberlué, il regardait Filïn qui se dressait royalement. Non... Ce ne pouvait être la Filïn qu'il avait eu dans ses bras... Ses yeux bleus viraient progressivement au rouge tandis qu'elle semblait s'allonger... Puis ses jambes semblèrent fusionner alors que ses cheveux blonds, ses beaux cheveux blonds, s'animaient comme mue soudainement de vie.

Lorsque Danthorïn se relevait enfin, la méduse avait complètement achevé sa transformation et lui jetait un cris venimeux., un cris tel un serpent, avant d'envoyer sa queue voler vers lui.

La créature était grande de sept pieds de haut, soit deux têtes de plus que Danthorïn, son corps de nuances de verts était complètement couvert d'écaille. Mais c'est sa tête qui captiverait le regard, plus rien à voir avec le visage de Filïn le visage de la méduse n'en restant pas moins celui d'une femme magnifique... Une femme magnifique à chevelure de serpents s'agitant dans tous les sens et aux yeux rouges... Ces yeux...

Danthorïn connaissait assez les méduses, ayant lut de nombreux écrits à leur sujet, et savait que s'il croisait son regard il se retrouverait immanquablement pétrifié. Aussi remit-il à plus tard les questions sur son amour, ainsi que toutes autres question qui le submergeaient, pour se lancer pleinement au combat.

Pour le mener il n'avait d'autre choix que de se concentrer sur le buste de la créature, ne devant regarder plus haut. En théorie cela pouvait être facile, sa tête arrivant juste à son buste, mais en pratique cela relevait d'une épreuve de force et presque toutes se boules de feu étaient esquivés sans mal. En sus, s'il voyait venir les attaques de la queue il ne pouvait prévoir celles de la têtes et de ses serpents, et recevait à chaque échanges des nuées de morsures, heureusement, non venimeuses.

A force d'être contraint de reculer, il se retrouva finalement acculé, dos au vide de la falaise. La méduse poussa alors un nouveau cris strident, probablement un cris de triomphe, avant de lancer une nouvelle fois sa queux vers le prêtre. Danthorïn para l'attaque mais se retrouva à nouveau face contre terre, tout semblait finit.
C'est à ce moment qu'il le vit, son bâton, la hampe dépassant du tas de neige qui 'accumulait à sa droite. Sans prendre la peine de se relever il se jeta à la force de ses bras vers lui, évitant de justesse une attaque ayant put être décisive pour de son adversaire, et il saisit son éternel compagnon. D'un coup sec et rapide, dans le dos, il contraint le reptile à s'affaisser au sol sous le coup de la surprise. Bien conscient qu'une telle occasion ne se reproduirait plus, il rassembla ses dernière forces et invoqua une langue de feu droit vers le cœur, si tant est qu'elle en eut un, de la créature.
Ce fut là le dernier effort qu'il pouvait se permettre et, à bout de force, il s'effondra sur le dos sans connaissances.

De la lumière, une si belle lumière, le soleil ? Non... Autre chose... Danthorïn s'efforça d'ouvrir les yeux. Au cœur de toute cette blancheur elle était là, Filïn. Elle le regardait avec un sourire débordant de joie, et pourtant des yeux si tristes.


« - Suis-je mort ? Est-ce donc le paradis que voilà ? Si tel est le cas, si je peut être avec toi c'est plus que je ne mérite...
- Non, lui répondit-elle, ce n'est pas le paradis mais bien le dur monde réel. Tu vit et vivra encore longtemps mon aimé. »


Le prêtre sentit alors un regains de force et pris un peu plus conscience, il était au centre de la pièce où avait eu lieu le combat. C'était comme s'il n'avait jamais eu lieu, et il aurait pu y croire sans toutes ces coupures et morsures qu'il voyait sur ses bras. Il regarda alors enfin Filïn, Filïn qui le tennait dans ses bras, Filïn qu'il avait crus perdre à jamais, et il vit.

C'était bien elle, il n'y avait pas à en douter, ses vêtements avaient disparus, déchirés lors de la transformation, mais elle était là telle qu'il l'avait prise une nuit plus tôt. Pareille... Au détail prêt de la plaie béante au centre de ses seins. La langue de feu avait vaincu la méduse à tout jamais, mais elle n'avait pas épargné son hôte.
Filïn qui s'effondrait, Danthorïn se redressait pour se préparer à lancer ses sorts de soins, mais elle l'arrêta immédiatement d'une main plus ferme qu'il ne l'aurait crus capable.


« Non c'est terminé, parvint-elle à exprimer, tu ne peut plus rien pour moi. Écoute donc plutôt. Keuf, kof... J'ai... Je suis... Je suis habitée par cette créature depuis des années probablement. Tout, tout était vrai dans mes dires mais je ne savais pas qu'il dataient de bien des années auparavant. Je ne savais pas ce qui sommeillait en moi, la méduse m'a vaincue autrefois et a prit possession de moi, afin de tromper les futurs visiteurs.
Elle a toutefois sous-estimé mon âme qui m'a poussé, une nuit, à reprendre brièvement le contrôle de mon corps et à sortir de la salle de l'épreuve de force... Kof Keuf...
Hors de cette salle, son emprise sur moi a disparus, en même temps que mes souvenirs de tout ce qui m'était arrivé et, après m'être trainée jusqu'à la salle précédente, je me suis effondrée sur la dalle. C'est là que tu m'a trouvé, probablement qu'il s'est écoulé des années mais la créature en moi évitait les sévices du temps sur mon corps.
Une ombre me poussait ensuite à ne pas avancer, je le sentait mais ne pouvait le comprendre... Je suis si désolée de t'avoir attaquée toi que je... Je suis heureuse d'avoir put te connaître... D'avoir put connaître au moins un nain à... »


Ce furent là ses dernières paroles. Tilïn expira tranquillement, le sourire toujours sur ses lèvres, dans les bras d'un Danthorïn effondré, auquel les larmes venaient au yeux, lui à l'âme pourtant si dure. Si, plutôt que de s'obstiner à avancer, il avait fait le choix de revenir en arrière qui sais, peut-être aurait-elle put vivre une vie normale ? Peut-être auraient-ils eut ensemble une vie normale ?

Plutôt que de jeter, comme cela semblait logique, le corps de son aimée du haut de la falaise ainsi que l'aurait voulus le peuple nain du nord, dont la devise était des plus claire : « Venus de la neige, retournons à la neige »; Danthorïn choisis plutôt de lui réaliser un cercueil de glace pour pouvoir revenir l'observer, lorsque le temps serait venu pour lui.
Ne maîtrisant pas les arcanes glaciaux de l'eau, il la plaça au centre de l'ouverture vers le dehors et se mis à faire fondre les stalactite qui s'y trouvaient sur le corps, encore chaud, de Filïn.

La journée passa, un long moment fut nécessaire pour donner une dernière demeure descente à Filïn, et le reste du temps à prier toutes les prières qu'il connaissait pour que son dieu, Balgrim, prenne soin de son âme désormais.

Finalement, il prêta enfin attention à la seconde porte qui se trouvait désormais derrière la plaque de marbre, et il l'emprunta. Combien de temps marcha t-il dans ces couloirs, il ne le sus jamais lui même, toujours est-t-il qu'il arriva finalement dans une nouvelle salle.

Celle-ci était comme les premières, avec son ouverture au dessus et la plaque en dessous. Sans porte. Seule la couleur de la lueur, rougeâtre, qui tombait de l'ouverture tranchait avec les salles précédentes.
Il ne perdit pas de temps et se mit à déchiffrer les écrits de la plaque.

« De courage un homme doit faire la preuve, si ce savoir il a le mérite. Présent dans un pièce, ce que doit trouver l'homme et semble tout à lui, mais si cette homme entrouvre la porte, ce qu'il cherche s'évanouit. Écoute ces mots et cherche donc l'objet de tes pensées. »

L'énigme de la première salle ? Quelle était le sens de tout ceci ? Le prêtre n'eut guère le temps de ces questions puisque, à peine avait-il levé les yeux qu'il remarquait autre chose.

Un objet était maintenant posé sur un socle, derrière la plaque. Une coupe d'une bleu froid, une grande coupe de deux mains de diamètres faite de mithril pur se trouvait devant lui.
Il approcha alors et il compris. La coupe, si belle à première vue, était remplie de serpents, de serpents zébrés de couleurs rouges, verts et jaunes, cette espèce, il le savait, faisait partis des serpents de légendes anciennes.
Ces animaux anciens étaient réputés pour avoir un poison seul capable de donner la mort à un demi-dieu, le poison suprême, le danger suprême.

Et lui, ce qui lui était demandé, c'était tout simplement de suivre l'énigme et de chercher « à l'intérieur », à l'intérieur d'une coupe mortel, d'une dernière coupe ?

Que lui est-il alors passé par la tête ? Le chagrin de la pertes de Filïn était-il là, ou était-ce au contraire son courage lors de ses deniers instants, qui insufflèrent à Danthorïn cette volonté ? Peut-être même le prêtre a t-il agit de sang froid.
Toujours est-il que, sans attendre, il leva le bras et jeta sa main au fond de la coupe, au milieu des serpents, à la recherche de ce qui se trouvait à l'intérieur et qu'il ignorait. Trouverait-il un objet ? Trouverait-il simplement le repos éternel ?

C'est surement à cette dernière option qu'il pensait en sentant les dents des serpents qui attaquaient sa chair, avec un plaisir de fauves affamés. Mais il avançait toujours son bras et touchait enfin le fond. Le fond n'était pas plat, il était étrange... Danthorïn était pris de nausée mais il touchait cet objet, il ne pouvait le prendre mais... Il pouvait le tirer...
Ses dernières forces lui permirent de tirer le levier vers le plafond de la pièce, et la lueur rouge qui le baignait devint subitement blanche.

Danthorïn, prêtre de Balgrim, s'effondrait sur le sol de roche.


Extraits de « voyages divers autour du Lorndor » de Grandral, gnome du nord unijambiste
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MessageSujet: Re: Cycle premier : Danthorïn, Lorndor   Ven 28 Aoû - 20:32

Le sage des monts brumeux (3); Retour aux sources

Une lumière... Mal aux yeux... Blanc, tout est blanc...

L'œil unique de Danthorïn s'ouvrit lentement, de façon hésitante, sur cette lumière qui agressait sa rétine. Il sentait un sol dur, mais étrangement tiède, sous son corps. Il était couché sur le dos.
Petit à petit il reprit pleinement conscience, pour pouvoir observer le lieux où il se trouvait. Une salle de taille légèrement moindre que les grottes dont il avait souvenir, mais toute aussi impressionnante. Elle n'était pas faite de roches mais, en apparence, de glace... Et pourtant au touché les parois comme le sol étaient tièdes comme l'eau coulante d'un ruisseau.

Que s'est-il passé ? Filïn, les épreuves, l'ultime test... Les serpents. Le prêtre jeta instinctivement un regard sur ses poignets, offertes en pâture aux serpents divins. Les morsures y apparaissaient nettement, mais comme des cicatrises d'une vieille lute, comme si elle lui avaient été faites il y a des mois.
Un doigt, deux doigts, trois doigts... Ses membres répondaient parfaitement... Un passage de sa main sur les extrémités de sa barbe tressée lui indiqua que, en fait, il ne s'était nullement écoulé de mois ni même, probablement, de jours depuis sa chute.
Alors que diable Balgrim lui avait donc encore réservé ?

D'un regard circulaire, il remarqua une petite ouverture, tout juste de sa taille, en un emplacement de la salle arrondie. Lui, il était au centre. Assis sur ce qui semblait devoir être la plaque de cette nouvelle salle et qui était, bien entendu, dans la même matière que le reste des lieux.
Il se leva toutefois, sans chercher d'avantage à éclaircir les mystères qui lui trottaient dans la tête, et se dirigea vers l'ouverture. Il était convaincu que ces mystères se résoudraient bien en avançant.

Au dehors un chemin, de glace, continuait à serpenter vers le haut au beau milieu du vide séparant deux parois rocheuses. Pas le moment de se prendre de vertiges, Danthorïn força ses jambes à avancer sur ce sentier de fortune et il progressa au milieu de cristaux de glaces reflétant le soleil de mille reflets scintillants.
Quelques pas plus tard il arrivait à destination. Un pan de roche gelé se trouvait devant lui, parfaitement plat. Cette fois à l'air libre mais une surface circulaire, de taille semblable aux précédentes, s'étendait devant lui avec en son centre un trône de glace. Un trône sur lequel se balançait tranquillement, le sourire au lèvres, un nain à l'âge indéchiffrable.

Il était de taille naine classique, trapus mais pas trop, des cheveux courts et finement taillés pour une barbe, parfaitement tressée, roulant au sol sur deux fois sa propre hauteur. Ses habits étaient de couleurs blanches glaciales mêlées de gris marbre et de brun roche. Une ceinture pleine de runes que Danthorïn se trouvait incapable de déchiffrer lui ornait la taille, et enserrait sa tunique.
De sa bouche volaient tranquillement des cercles d'une fumée, d'une blancheur et d'une pureté géométrique parfaite, lâchées par une pipe semblant taillée finement dans un bloc de glace.
La sage attendait tranquillement que le prêtre approche de lui, avant de prendre la parole.


- Alors te voilà réveillé jeune nain. Prend place.

Il fit un geste vague de la main et de la glace recouvrant le sol s'éleva à quelques pieds de lui une sorte de tabouret de glace. Danthorïn approcha et s'assit sur ce support singulier, sans mot dire. Attendant la voix de celui qu'il était venu voir qui reprit.

- Tu as traversé des épreuves que nul n'avait plus traversé depuis plusieurs siècles. Tu as enduré les souffrances les plus importantes que pouvait subir âme et corps. Tu as prouvé que tu était digne de connaître une vérité que nul ouvrage ne pourrait révéler.
Bien, la réponse à une question te sera révélée. Les dieux te permettront d'en connaître la réponse quelle qu'elle soit mais attention, sache que l'avenir est en mouvement pertpétuel. Même les dieux ne sauraient donner une vision certaine de ce qui sera. Le mal peut toujours être évité, le bien ne saura pas toujours être atteint, et ce même si il semblait devoir être vainqueur.


Les possibilités face à ce choix étaient énormes, et pourtant si petites. Connaître le vainqueur le plus probable du conflit horde-alliance. Connaître avec assurance qui a causé le début de cette guerre millénaire. Connaitre enfin des secrets divins. Tout s'ouvrait à lui, mais une seule de ces questions trouverait réponse.
Danthorïn était conscient de la valeur de ce qui lui était proposé, pour autant il savait aussi qu'il s'exposait au pire en se montrant assoiffé d'une connaissance qui le dépasserait. Les paroles du sage finirent de le conforter dans son choix.


- Je ne souhaite rien de plus que de connaître le destin pour lequel je suis venus en ces terres.

A ces mots, il eu juré voir le sage sourire derrière son abondante barbe, et sa voix lui fit immédiatement réponse plus forte et profonde qu'auparavant.

- Héritier de la lumière et fils des ténèbres. Les dieux ont besoin d'émissaires pour entretenir la lutte éternelle. Des épreuves sont choisies, et imposées, dans le seul but de faire de leur création l'instrument de leur volonté. Ta destiné tu la connais. Dans la lumière et dans les ténèbres tu a marché, et dans les ténèbres tu as trouvé ta nature. Les dieux en ont décidé ainsi. Le destin de l'enfant de la lumière et des ténèbres est de trahir la première pour permettre le salut de la seconde, car telle est la volonté divine.
Si un dieu a tenté de s'opposer aux choix funestes de ses semblables, seul il ne peut en décider.


Et voilà, en quelques mots tout était plus simple. Les dieux du Lorndor lui avaient accordé cette vie auprès le la lumière, bien que sortit des ténèbres, dans l'unique but de réaliser une boucle funeste.
La noirceur qui restait éternellement dans son âme devait ressortir vainqueur, lors des épreuves de sa vie, et après avoir combattu le chaos il devait l'embrasser.

C'était l'éternel jeu des dieux. Laisser des êtres faibles se débattre contre un destin qui se devait de les rattraper. Danthorïn avait combattu l'obscurité toute sa vie, il devait finir sa vie en la servant, en dirigeant les forces sombres contre une lumière qu'il avait appris à maîtriser.
Balgrim pouvait bien être un dieu bon, un dieu refusant les jeux cruels de ses semblables et ayant tenté, d'une vaine manière, d'écarter un peu des ténèbres de son âme, la lumière d'un clerc ne pouvait que retarder la chute inévitable d'un être terrestre.

Soit, il était seul face à son destin. Au moins maintenant il savait et pourrait s'arranger pour ne pas tomber inutilement, s'arranger pour devenir un seigneur parmi les ombres...

Non, c'était trop facile...


Soit, la lutte peut sembler vaine mais je refuse. Les dieux ne joueront pas éternellement avec les être vivants. Ils ne peuvent pas nous considérer comme de leur jouets, comme des pantins destinés à les distraire, et ce même s'ils nous ont donné nos existences.
Je suis ici par leur volonté, mais cela ne m'oblige pas à l'accomplir. Si je doit renier ce qui m'animait jusque là, et bien soit. Mais je me refuse à accomplir un destin de si funeste nature.

Je suis Danthorïn, fils d'Elthraïn, mon père a laissé le chaos abattre son âme pure, mais il ne le savait pas tapis derrière lui. J'ai donc une arme qu'il n'avait pas. Je ne ferait pas la même erreur. Même s'il faut pour cela que j'abandonne une partie de moi.


Le prêtre leva le regard, comme un défi, vers le sage qui lui se contenta de hocher la tête. Sans faire de commentaires à ce discours qui, aux yeux de tout religieux, aurait parut complètement ridicule. Défier les intentions divines, lui, un simple mortel.
Le Sage du Pic Daimonïn releva la tête et laissa voir ses yeux, des yeux qui parurent étrangement familiers à Danthorïn qui, néanmoins, était bien convaincus de ne jamais les avoir vus auparavant... Et il n'arrivait d'ailleurs plus à se concentrer, le sol tournait sous lui... Pas encore, pas encore s'évanouir...
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MessageSujet: Re: Cycle premier : Danthorïn, Lorndor   Ven 28 Aoû - 20:32

Encore de la lumière, tout aussi vive. Ça ne s'arrêtera donc jamais ? Danthorïn ouvrit, tant bien que mal, les yeux, s'attendant à observer une nouvelle fois ces étranges glaces mais, au lieu de cela, c'est un soleil radieux éclairant les plaines du Lorndor qui se trouvait face à lui.
Il était de retour sur les hauteurs d'une colline qui plongeait vers la frontière, presque chez lui.
Instinctivement ses yeux se tournèrent vers l'arrière, les monts brumeux étaient tout juste discernables au loin.

Ses bras... Les traces des serpents. Son ventre... La large entaille causée par la méduse. Oui cela s'était bien passé, les épreuves avaient eu lieu, la rencontre ne pouvait donc avoir été imaginaire.
Il ne tenait plus qu'à lui, à présent, se se tenir à ces paroles folles qu'il avait osé prononcer.
Il devait défier un destin. Il devait défier l'obscurité qui sommeillait en lui et qui jamais ne le quitterais. Il devait défier des dieux. Comment ? Cela restait à trouver.

Son premier problème était de trouver son chemin. Le Lorndor se dressait devant lui, c'était là que le guidaient ses pas, mais là aussi que les dieux voulaient le voir s'en retourner.
Non, il s'était promis de mettre fin à un culte immonde lors de son aventure. S'il devait se racheter une conduite c'est par là qu'il devait commencer.

Danthorïn prit donc une nouvelle fois la direction du nord, celle des bordures des monts brumeux, celle du village de Filïn.

Trois jours furent nécessaire à ce nouveau voyage, et ses provisions n'existaient plus. Il lui fallut donc se nourrir de ce qu'il trouvait sur sa route et, par chance, de quelques vivres qu'il put acheter à un commerçant itinérant. Bien que ce dernier fut à ses yeux un vrai voleur en raison de ses prix, il n'en trouva pas moins un plaisir au dessus de tout en trempant enfin ses lèvres dans une bonne chopine de bière naine.

Un marcassin blessé qu'il acheva gentiment, quelques poissons grillés qu'il prit du feu d'un campement désert, où il n'attendit pas de voir à quoi ressemblaient les propriétaires sans doutes à la recherche de bois sec, finirent de remplir ses repas.

Et à l'aube du quatrième jour, enfin, il arriva en vus d'un petit village. Celui-ci était composé principalement de chaumières et entouré d'une palissade de chêne. Pas vraiment des constructions naines mais il n'était pas rare, il le savait, que des nains se laissent aller à vivre dans de pareilles conditions, dans les régions perdues.

Après s'être présenté comme un voyageur du sud, un jeune nain plutôt maigrichon, à moustaches blondes et casque ailée, lui indiqua la direction de la hutte de son chef avant de s'en aller vers les forêts avoisinantes en compagnie d'un autre, pour le moins enrobé.

Le chef, un nain classique brun de cheveux, barbes et yeux et plutôt bien en forme, l'accueillit comme un hôte. Il lui donna le couvert et écouta tous ses récits, avec une attention toute particulière concernant ses aventures dans les pics Daimonïn qui, en sus, rameutèrent de plus en plus de nains, jeunes et vieux, qui vinrent écouter ses paroles.
L'après-midi passa ainsi en récits d'aventures, explications diverses, nouvel oral pour les nouveaux venus, et descriptions diverses des us et coutumes nains du Lorndor.

Si Danthorïn ne s'était pas attendus à ce qu'on le croit facilement concernant le pic, les croyance comme celle du sacrifice nain étant fort encrée dans pareille peuplade, il eut la bonne surprise de recevoir un soutien en la personne d'une naine. Cette naine qui devait avoir quelques années de moins que lui se nommait Bilbïn et n'était rien d'autre que la nièce de Filïn, partie quelques cent-quarante années auparavant.
Filïn s'étendait à l'époque fort bien avec sa jeune nièce, c'est pourquoi Bilbïn prit, dès l'instant où Danthorïn prononça son nom, le partie du prêtre contre les vieilles coutumes du clan, alors même que cela pouvait lui couter la vie de parler ainsi.

Bilbïn ressemblait beaucoup par le caractère à celle qu'avait été Filïn, en apparence beaucoup moins, étant aussi rousse que Filïn avait été blonde, et d'un tiers de pied plus grande. Sa barbe était également moins fournie, ses cheveux plus long porté jusqu'au bas de son dos. Sa corpulence, enfin, était semblable avec une poitrine un peu moins généreuse.

Dans les jours qui suivirent, Danthorïn devint l'hôte, sans qu'elle lui laisse le choix, de Bilbïn, et servit de soigneur alors que le clan avait quelques cas d'une fièvre. Fièvre bénigne qu'il connaissait bien dans le sud, mais que dont les guérisseur du nord ignoraient tout.
Il passa également plusieurs jours en compagnie des prêtres à discuter théologie. Les prêtre du village, village nommé en réalité Thornbalgard, vénéraient majoritairement Glambarin, déesse naine principalement associée l'alcool, dois-je encore le dire ? Le village avait d'ailleurs plus de brasseurs que de combattants.

Bilbïn avait eu un époux par le passé, Danthorïn l'avait sus par le chef du village, mais ce dernier avait été terrassé, une décennie auparavant, des suites de blessures infligées par un ours lors d'une chasse en montagne. Cependant le prêtre se rendit vite compte qu'il vallait mieux ne pas aborder le sujet en compagnie de Bilbïn.
Depuis elle vivait seule dans une modeste demeure légèrement à l'écart de la place du village et, avec le prêtre en sa compagnie, cette demeure devint vite un centre d'attractivité.
Les prêtre rendaient visite à Danthorïn pour parler le matin, les guérisseurs apprendre la médecine du sud en début d'après midi, les enfants lui sautaient dessus, le soir à la taverne, pour qu'il leur raconte des histoires naines ou leur face des feu d'artifice. Pour la première fois, ses talents de mage de feu servaient à autre chose qu'à la guerre.

Entre ces visites, Danthorïn passait le plus clair de son temps en compagnie de Bilbïn, il l'aidait à réparer les vices de sa demeure ou se promenait avec elle pour guide dans les plaines et forêts environnantes. Les nains de ce clan étaient les nains les plus en accord avec la nature qu'il n'ait jamais vus.

Danthorïn, pour la première fois de sa vie, se sentait en paix avec lui même. Il savait néanmoins qu'il ne pouvait rester vivre en ce lieu, il ne pouvait oublier et abandonner ses amis et ses origines. Il ne pouvait cesser de combattre le chaos et la horde. Mais il avait trouvé une voie à suivre pour lutter contre le chaos qui le caractérisait lui même.
Il avait prit la décision de ne jamais diriger. S'il devenait un jour chef de quelque petit clan que ce soit, alors le chaos le rattraperait à coup sûr. Il ne pouvait pas non plus continuer à lutter aveuglément. Dans le feu du combat seule la flamme ardente le caractérisait, et de la défense à la destruction il n'y à qu'un pas avec le feu.
Il lui fallait désormais retrouver un équilibre avec lui même et l'extérieur.

Trois semaines s'étaient écoulées lorsqu'il annonça son départ de Thornbalgard. Les nains du clan lui firent des adieu en formes d'au revoir, et lui donnèrent plus de vivres qu'il n'en fallait pour le retour. Au point que Danthorïn s'écroula d'abord sous le poids de la charge.
Danthorïn ne laissa pas que des amis derrière lui, il laissa également son manteau rouge et son cache œil. Son œil aveugle était désormais sa marque, Balgrim avait été le seul dieu à lui faire confiance pour défier un destin, et il le montrerait. Son manteau avait, lui, trop souvent été tâché de sang, aussi bien ami qu'ennemi, et il devait à présent sauvegarder la culture et la vie. Sa lutte devrait suivre celle de la vie des siens, la vie demande parfois la mort mais cela devait rester la solution ultime.

Danthorïn quittait la demeure Bilbïn, et il est dit qu'il y repasserait souvent avant sa fin, néanmoins peu d'écrit nous le confirment ni ne peuvent donner les liens exacts qui unirent le prêtre et la naine. On sais juste que Bilbïn, en dépit de son charme, disparu sans contracter de nouveau mariage.

Danthorïn, lui, serviteur de Balgrim, porterait désormais un nouveau nom, celui du pèlerin borgne.




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MessageSujet: Re: Cycle premier : Danthorïn, Lorndor   Ven 28 Aoû - 20:33

La vie en Lorndor

Une terre isolée. Un hurlement, un cri poussé par une femme traverse la nuit et éveille le renard, endormi à côté du poulailler. Un silence puis de nouveau du bruit, il viens de la maison non loin, mais cette fois ce n'est plus la femme mais des pleurs, des pleurs d'enfant, un enfant.

Le jour se lève, le Lorndor s'éveille sur un nouveau jour brumeux et Danthorïn ouvre les yeux sur un ciel étoilé. Il a fait un drôle de rêve cette nuit, mais n'a pas le temps de se le remémorer qu'il lui a échappé, ce n'est pas important.

Lorsqu'il était revenus en Lorndor, l'accueil fut joyeux et excuse toute trouvée pour une nouvelle beuverie au palais des NAINS. Beuverie qui finit, tout naturellement, par une bagarre générale. Nombre de jeunes nains passèrent quelques nuits dans les chambres du nain-pital cette fois encore, suite à une tentative peu réussie de Evadakedavra lorsqu'il voulut calmer les choses.

Le prêtre de retour avait visité son jeune disciple, Glokar, qui travaillait toujours hardiment en tant qu'assistant des nainfirmiers. Il était aujourd'hui si doué avec ses rouleaux de pansements, que Danthorïn se demanda combien de temps il faudrait encore pour que ses propres compétences en la matière soit dépassées !
Ensuite une visite fut nécessaire au haut conseil, pour apprendre les dernières nouvelles et escarmouches. Les siens avaient, semble t-il, combattus vaillamment trolls puis taurens sur leurs propres terres avec de nombreux allianceux à leurs côtés. Bien évidement personne n'avait jugé bon de lui ramener une corne de Tauren ou tout autre souvenir.

Mais depuis trois jours il accompagnait un petit groupe vers le nord. Des orcs avaient été remarqués aux abords du royaume et les dirigeants voulaient en savoir plus. Un peu d'activité, et un moyen de se rendre utile après ces voyages, Danthorïn n'hésita donc pas une seconde à s'enrôler dans l'aventure.
La compagnie naine avait prit la route au petit matin, Kiloubye et Martoc étaient du voyage l'un pour bouger un peu, l'autre pour veiller au bien être de l'équipée. Le manque de personnel se faisait flagrant dans les services nainspitaliers, mais le haut conseil se refusait toujours à débloquer des fonds pour en recruter des nouveaux, du coup Martoc, seul maître nainfirmier restant au palais, se retrouvait à travailler pour trois nains.

Ils se dirigèrent tout d'abord vers le palais des mithriliens, le chemin le reliant au palais NAINS étant assez fréquenté et agréable. Les services publics nains veillaient à ce que la route soit bien entretenue, du moins jusqu'au mois dernier lorsque le royaume l'avait vendus à des investisseur gnomes. Mais cette nouvelle transaction ne remontant qu'à un mois, l'état du chemin restait exemplaire.
Lorsque le soleil atteint son zénith, ou lorsqu'il sembla qu'il soit le cas compte tenue des nuages le cachant, la petite trouve s'arrêta au sommet d'une petite colline entourée de dolmens. Ils échangèrent le pain et la bière avec une autre, un groupe multiraciale de neuf membres comptant quatre semi-hommes et donc suffisamment de provisions pour qu'ils puissent en profiter.
Le repas terminé la compagnie naine reprit la route et ils arrivèrent chez leurs vieux camarades alors que la nuit commençait à tomber. Elle tombait assez tôt à l'approche de l'hiver, il n'était pas si tard.

Ils furent alors mis au courant, l'annonce de la venue d'orcs avait été apportée par l'un des leurs deux jours auparavant, et ils avaient immédiatement dépêchés des griffons postaux vers certains alliés en même temps qu'une troupe personnelle pour les disperser. Les orcs avaient depuis choisit de se tenir un peu plus en retrait et ne s'étaient guère signalés depuis.

C'est donc le cœur léger que notre troupe accepta de passer la nuit chez leurs alliés, au prix de deux nouveaux compte dans la banque DHM parmi les plus jeunes recrues de l'équipée NAINeS. Une nouvelle beuverie le soir, la bière B;B put couler à flot, Danthorïn lui même se laissa tenter par la dernière expérience des brasseur et ne fut pas déçus... Jusqu'à ce qu'on lui révèle qu'il y avait de l'eau dans les composants premier de cet essai et qu'il recrache tout pour le moins estomaqué.

Le lendemain ils reprirent la route vers l'est, dirigés fièrement par Kiloubye, avec juste trois membres de moins, retenus aux lits de la nainfirmerie D.H.M.
Il repérèrent les orcs après une demi-journée de vol de griffon et s'installèrent avec les quelques membres de l'ALLIANCE qu'il repérèrent non loin d'eux.

Deux jours d'escarmouches plus tard le camp de l'alliance ressemblait plus à un camp de vacances, le nombre de nains jouant son rôle via le nombre de tonneaux. Les orcs eux avaient finit par s'en aller, vexés d'être si peu pris au sérieux.
Notre prêtre, lui, avait bien envie de se défouler un peu plus que sur ce mauvais joueur de Mercurio. Il jouait avec lui aux échecs depuis la veille, et l'elfe ne cessait de lui faire des coups tordus comme de déplacer ses pions en diagonale ou sa reine dans toutes les directions. Tout le monde sait que la reine naine ne sais pas bouger de plus de deux cases en diagonale et les pions tout droit ! Bref, en ayant assez de ces débats infructueux il partit bien décidé à trouver un nouveau défi pour sa magie, qu'il n'avait somme toute guère employé depuis son voyage dans les glaces du nord.
Il choisit le nord comme direction et il ne fallut pas plus d'une heure pour tomber sur une hideuse araignée.

Elle faisait bien trois pieds de haut et un peu plus de large, avec ses pattes velues et poilues, ses crochets venimeux labouraient le corps d'un pauvre petit lapin qui s'était empêtré dans ses toiles. De fait, sa proie à disposition, elle avait négligé toute forme de prudence pour sortir de sa tanière et manger au soleil, alors que la végétation alentour ne pouvait en rien la cacher... Ni cacher le nain qui arrivait d'ailleurs.

Danthorïn, cherchant un défi digne de lui, se dit d'abord qu'il allait foncer droit sur elle et l'affronter au corps à corps. Après une réflexion de la durée d'un battement d'aile de son Fire-Griffin, il jugea que finalement peut-être valait-il mieux la charger avec son vaillant compagnons et lui asséner ses sorts les plus puissants.

La seconde option l'ayant emporté sur l'héroïsme primaire, Danthorïn jeta sa monture sur le flanc de la créature... Ce qui n'était pas très évident dans le cas d'une araignée et l'envoya vite valdingué au sol, tandis que Fire-Griffin reprenait son envol, sans doutes pour béqueter un serpent vus par là...

Un peu sonné, le prêtre n'eut pas le temps de se remettre que la créature était sur lui, une boule de feu pour la ralentir un peu et elle le chargeait.
Les deux adversaires se retrouvaient face à face, s'en suivis un déluge de coups, coups qui coutèrent la vie à :
Trois lièvres, deux brûlés au trente deuxième degré par une langue de feu et un embroché par la patte arrière gauche de l'araignée lorsque celle-ci esquiva la langue de feu en question. L'histoire ne dit pas ce que devinrent les lièvres orphelins.
Un renard qui passait par là et ne demandait rien, mais ressemblait plus à une purée rouge après que l'araignée se soit effondrée dessus.
Une perdrix qui voletait tranquillement mais ne vit pas venir la flèche de feu.
Un écureuil, éternel ennemi de Danthorïn, qui laissa une dent dans le derrière du nain.
Cinq rats des champs, une souris et deux taupes, ainsi que rien de moins que dix huit vers de terres et beaucoup d'organismes plus petits, mais nous nous éloignons du sujet.

Toujours est-il qu'à terme... Danthorïn était à court de force et l'araignée, elle, se tenait toujours debout. « Quelle bonne idée j'ai encore eu » se disait surement le prêtre lorsque Kiloubye tomba sur l'araignée, hache en avant. Il s'avéra plus tard qu'en fait il était tombé de son griffon en voulant lui faire prendre un virage serré, toujours est-il que la chute combinée au poids de la hache mis fin à la vie de l'arachnéide.
Martoc ne tarda pas à arriver pour finir de soigner Danthorïn, ainsi que la bosse que s'était fait Kiloubye en tombant. Non sans sermonner ses deux camarades, les prévenir qu'ils auraient droit à une visite médicale chez Kesh à leur retour et que, s'ils ne faisaient pas plus attention d'ici là, ils auraient même droit à une piqûre !

Une bonne semaine passa encore avant que le camp ne soit levé. Longtemps la troupe s'amusa avec les orcs aux frontières des peaux vertes, et aux cartes et autres jeux inventés par l'alliance, entre eux, mais finalement les amis se séparèrent et retournèrent à leurs occupations.

Depuis, en tous cas, Danthorïn n'approcha plus de la plus petite araignée qu'il puisse éviter.

Extrait des mémoires de Martoc, Maître Nainfirmier des NAINS
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MessageSujet: Re: Cycle premier : Danthorïn, Lorndor   Ven 28 Aoû - 20:33

Au revoir

« Dit maman, où qu'il est papa ? » Triste phrase que celle ci, plus triste encore lorsque la posent les orphelins qui, de part le monde, recherchent leurs parents. Sa mère n'aura pas de réponse à lui fournir, mais le monde continue de tourner. Qui sais, un jour, peut-être trouvera t-il plus qu'une réponse ?

« Incantatum Bras ! » Quelques étincelles saluèrent l'incantation du dieu du feu, et puis plus rien. Elles tombèrent sur le sol humide de la chambrée de Danthorïn.

Voilà trois jours que Danthorïn se trouvait logé et nourri au sein de la forteresse Impériale. Les paladins et eux étaient installés, désormais, au sud des terres elfiques... Enfin les paladin y avaient été installés... Toujours est-il que la horde s'était regroupée aux bas de leur murs pour les chasser de ces lieux et, tant qu'à faire, se faire un peu de gigots d'elfes.
Danthorïn, comme tant d'autres, avait naturellement rejoint la bataille, rejoint le groupement de l'Alliance pour défendre les leurs. Il combattait et ses flammes éclairaient son camp, encourageait les plus faibles et aidait les plus forts, ses flammes avaient, finalement, toujours fait sa fierté.

Aussi loin qu'il se souvienne, le prêtre de Balgrim Danthorïn avait toujours eu le feu comme ami. Il était toujours là, prêt de lui. Ses parents pouvaient partir, lui restait. Lorsqu'il se retrouva perdu sur les routes, les flammes le guidèrent sur la voie de la survie, puis de la vie. Les flammes finirent pas lui permettre d'aider ses amis aussi bien que des sorts de soins. Le feu répondait toujours à son appel.

Mais voilà, cette période était révolue. Le feu, les flammes et la chaleur, il ne les sentait plus que dans l'âtre de la cheminé, et non en lui. Même des invocations orales, les bases apprise par les étudiants en magie, même ces invocations ne lui permettaient plus de former une flamme acceptable.
Pis que l'absence de l'esprit du feu, c'était sa mana qui le gênait : elle semblait s'évaporer lorsqu'il cherchait à l'utiliser. Ce matin là il avait tenté de lancer un soin mineur sur un guerrier elfe, blessé et au sol. Un soin demandant une énergie mentale des plus réduites, mais le sort n'avait pas voulu venir et il avait du rejoindre sa tour au plus vite, dans l'espoir que l'on ne le verrait dans un tel état de faiblesse. Que penseraient les jeunes combattants du clans s'ils voyaient l'un de leurs héros ainsi affaibli ? Sans doutes leur motivation en prendrait un coup...

Danthorïn avait passé le reste de la journée à consulter les bibliothèques, heureusement riches, des impériaux. Convaincu d'abord d'être atteint par un mal touchant les sources de magie, il avait finit la journée perdu dans des livres de cultes. Certains mages légendaires avaient selon les écrits anciens, pour avoir osé défier les dieux, vus leurs pouvoir supérieurs leur être retirés.
Ces derniers avaient finis comme le commun des mortels, généralement de façon pour le moins minable, mendiants sur les grands chemin.

A n'en pas douter, le nain connaissait le mal qui le touchait, le mal des dieux, le mal divin. Il avait de lui même proféré des paroles impies, des paroles hérétiques sinon blasphématoires. Il avait dit qu'il défierait le choix des dieux. Il avait réussi. Voilà quelques années qu'il était revenu du nord, des neiges des pics Daimonïn où il avait vus le sage, plusieurs années qu'il luttait sans céder ni à l'appel du chaos ni à devenir un simple et anonyme soigneur, il avait abandonné le destin qui aurait du le prendre.
Alors, quoi de plus normal que dès lors, voyant leur œuvre échouer, les dieux aient décidé de lui retirer les pouvoirs qui étaient censés apporter une force aux ténèbres ?

En étudiant les mémoires de l'un de ces fameux mages du passé, privé de ses pouvoirs, l'un des seuls qui ait encore laissé des écrits après sa chute, Danthorïn découvrit les conditions de ce qui l'attendait.
En lui retirant ses pouvoirs « magiques », les dieux lui rendaient la nature même de sa race, la nature originelle : ils faisaient de lui un vrai nain. Il perdait tout usage de la magie, devenant moins puissant en la matière que les guerrier du Lorndor eux même, qui possèdent tous de la mana en eux, même si en moindre quantité. En contre partie, le mage recouvre peut à peut la force physique dont il était dénué de part l'afflux de force mentale en lui, il deviens plus solide et apte à survivre mais sans doutes 'était-ce qu'une vilenie de la part des dieux ?
Pourquoi ? Mais c'est évident, en renforçant le corps du supplicié les dieux lui permettaient aussi de survivre quand, en le laissant simplement sans son énergie magique, ils le condamnaient simplement à mort. La survie, sans la force qui avait permis de vivre jusqu'à cet instant, voilà la plus terrible des punitions.

Le prêtre de Balgrim passait une nuit agitée ce soir là, évidement.
Le lendemain il s'embarquait incognitos dans un chariot tracté par des bovins, non Taurens, à destination du nord. Danthorïn était au plus bas de sa force, sa mana semblait avoir complètement disparu et ses muscles, même s'il ressentait bien, déjà, quelques changements, restaient ceux qui l'avaient toujours porté jusque là.

A la vitesse du convois de marchands il fallut bien quatre jours pour qu'il regagne les terres naines, soit deux de plus qu'à dos de griffon. Mais il n'aurait pas supporté un voyage sur Fire-Griffin dans son état, d'autant que sans sa mana de flamme il n'était pas sûr de pouvoir encore monter son griffon à crinière enflammée. Fire-Griffin le suivait, bien évidement. Il le voyait souvent dans le ciel, lorsqu'il se risquait à un regard du dessous du tas de pailles où il se cachait en journée.
Pour se nourrir il lui fallut évidement sortir de nuit de sa cachette et voler quelques vivres, mais pour apaiser sa conscience il se promis bien de dédommager les marchands une fois chez lui. Il ne le fit jamais, néanmoins, puisque ces derniers se détournèrent de la route du royaume nain pour aller chez les gnomes, et qu'il dû sauter au plus vite au bas du convois.

La bonne surprise fut que, pendant ces quatre jours, ses jambes avaient déjà prit des forces et qu'il pouvait désormais marcher à l'aide, juste, de son bâton. Il rejoint donc vite le royaume nain puis le palais des NAINS, à son arrivée les gardes le crurent, à son aspect, blessé de guerre et le firent immédiatement conduire dans ses appartement. Rien n'aurait pu mieux lui convenir.
Ses camarades n'étaient pas encore rentrés, soit la guerre continuait dans le sud, soit elle venait de se finir. Aucun griffon postaux n'avait donné de nouvelles ces derniers jours, du moins à ce sujet, mais cela aussi, cela l'arrangeais.

Danthorïn savait déjà ce qu'il allait faire. Il avait besoin de force et c'est pourquoi il se donnait quelques jours pour reprendre des forces. De fait trois jours passèrent et ses amis n'étaient toujours pas de retour. Des nouvelles étaient néanmoins arrivées, le matin même, pour annoncer la fuite de l'ennemi et le retour, dans les deux jours, des héros. Héros surpris d'apprendre, d'ailleurs, que Danthorïn se trouvait alors au palais, mais Danthorïn se refusa à envoyer une réponse pour leur en expliquer les raisons et, au contraire, hâta ses préparatifs.

Le soir même, ses bagages étaient prêts. Le strict nécessaire pour la survie : quelques capes de voyage et braies de rechanges, quelques bougies, un coutelas, une hachette fraichement forgée et pour le reste de la place dans le sac il amassa des vivres en quantité, dans le dos des cuisiniers... Sans doutes la tâche la plus ardue. Il y ajouta aussi la fiole d'Hypocras que lui avait jadis donné Amonli, bien qu'il doutes de jamais l'ouvrir, et la médaille de l'amitié qu'il avait de Helmut. Son frère d'arme possédait sa jumelle, là où il se trouvait en Lorndor à cette heure.
Danthorïn laissait son bâton dans sa chambre, bâton dont il n'avait plus besoin pour se déplacer maintenant. Il choisit aussi de partir avec une maille de bronze sans armoiries, plutôt que sa vieille maille légère de mage, frappée aux armoiries NAINeS.

Mais avant tout départ, il avait encore une tâche à accomplir. Le prêtre se dirigea vers le sous-sol, vers une porte usée. Cette porte donnait sur la chapelle de Balgrim, que Logibics avait laissé verrouillée à son vieux départ et dont Danthorïn avait été l'un des rares visiteurs depuis. Elle était ouverte, entrouverte en fait, et cela n'étonna pas le prêtre. Il avait, depuis quelques temps appris à maitriser l'un de ses liens avec Balgrim. Il s'agissait du secret de son son œil aveugle qui lui permettait en fait d'observer tous les nains qui priait Balgrim partout où, en Lorndor, se trouvait une des anciennes statues sacrée du dieu.
Si seulement cinq statues avaient évité, au court des ans, les mises à sacs des lieux de cultes, il y avait l'une d'elles dans cette petite chapelle. C'était Logibics qui l'y avait placé, Balgrim lui même sait comment compte tenus de poids de la dite statue. Et Danthorïn avait, quelques jours avant le départ pour la guerre, put voir un spectacle étonnant. Ce n'était rien de moins que son disciple, Glokar, qui avait pénétré dans la chapelle et s'était agenouillé devant la statue sacrée. Glokar qui avait ouvert son cœur à Balgrim comme peu de nains le faisaient encore, en ce jour du Lorndor où les peuples se détournent des religions sacrées et s'inventent de nouveaux dieux.

Le prêtre approcha de la statue et déposa la cape rouge de Balgrim aux pieds de la statue. Un manuscrit apparu alors tandis que la cape disparaissait, un vieux manuscrit plein de poussière qu'il ouvrit tranquillement, nullement gêné par son apparition du néant.
A sa dernière page se trouvait, au milieu de runes indéchiffrables, une signature. La sienne, écrite il y avait de cela plusieurs années maintenant, le lien de prêtre sacré. Tranquillement, Danthorïn saisie une plume, sortie de sa poche tout comme l'encrier où il la trempa. Et il rédigea, de son écriture fine et précise.
Quelques instants plus tard une lourde douleur lui prit le visage, son œil gauche semblait le brûler comme mille feu et il s'écroula. Quelques heures s'écoulèrent et c'est au seuil du nouveau jour que Danthorïn reprit conscience. Il était éveillé mais le prêtre, lui, était perdu à jamais. Son œil gauche était toujours vide mais avait reprit sa couleur brune, sa barbe complètement blanche la veille avait retrouvé quelques reflets roux. Quelques reflets seulement, l'âge avait fait son œuvre depuis qu'il avait reçus le fameux coup de foudre. Balgrim lui avait tout de même rendus sa liberté.

Lorsque Danthorïn porta un dernier regard sur le manuscrit divin, avant de la refermer pour qu'il disparaisse à nouveau, il regarda avec une certaine tendresse le nom qu'il avait écrit lui même « Glokar » apparaissait nettement au milieu du nouveau paragraphe, juste après le nom de « Danthorïn ».


« Balgrim te connais mon jeune ami, Balgrim t'a marqué à présent et il ne reste plus qu'à toi de faire la route qui te mènera à lui. Un jour tu trouvera le chemin et sera, pour de bon, mon héritier. Puisse tu guider notre peuple sur la voie de Balgrim comme je me suis efforcé de le faire, pendant les quelques années où j'aurais porté sa marque. »

C'est sur ces quelques mots que le nain leva un dernier regard sur la statue du dieu guerrier, avant de se retourner vers les couloirs déserts du palais NAINS.

Il reprit le chemin de sa chambrée, encore un peu étourdi mais sa volonté de fer rétablie. Quelques minutes plus tard c'est son lourd sac sur le dos qu'il rejoignait l'écurie. Fire-Griffin leva son bec à la vue de son maître, celui-ci lui caressa ailes et crâne là où il savait que le griffon l'appréciait. Il ne retira pas même sa main lors que le feu de celui-ci le brûlait.


« Il est venu le temps des adieux, plus fidèle de mes compagnons. Nous ne devons plus nous revoir dans cette vie, j'en ais peur, mais je te promet de te monter à nouveau si Balgrim veux bien que nous nous retrouvions par delà la mort. »

Quelques larmes larme finissait de s'écouler le long de sa barbe lorsqu'il sortit de l'écurie, et son ami poussa un cri comme seuls les griffons peuvent en pousser, l'un de ces cris que les mots ne sauraient décrire. L'un de ces cris qui touchent directement au cœur.

Puis Danthorïn ne se retourna plus que pour faire face à toute la bâtisse des NAINS. Elle se tenait face à lui, entièrement offerte à sa vue de la colline où il se trouvait, en chemin vers le royaume nain.


« Bobo le Boss, Boubou, Bogardo, Borador, Bouletdu78, Boulette, Burlok, Cosmocoq, Dica, Dwork, Evadakedavra, Ficelle, Galraugh, Ginko, Glokar, Helmut, Hettar, Isatis, Kartanain, Kazad, Kesh la Grande, Kharuna, Kiloubye, Logibics, Malvoort, Marneus, Martoc, Master, Morgrim, Mulosore, Ninrok, Olriik, Raybak, Redmago, Ribère, Sandmaster, SuperMeul, Terreur, Tetedefer, Titi, Trosken, Vivi92strr, Vilemain, Vorondil, Yoalva et Yuri, vous et tous les autres NAINS qui sont ou ont été ma famille, je vous remercie pour le temps que j'ai passé avec vous. Énumérer tous les autres amis que j'ai dispersé à travers le Lorndor serait trop long, les visiter plus encore et je n'en aurait pas le cœur. Pas plus que je n'ai celui d'attendre votre retour pour vous voir une dernière fois. Mieux vaux que vous gardiez en mémoire le mage incandescent que je fut, le prêtre et l'acharné.
Je ne saurait non plus faire de discours, dont le vent serait seul témoin, j'ai aimé festoyer en votre compagnie. Apprécié tout autant le combat, la victoire comme la défaite à vos côtés m'étaient agréables. Peu importe où vous vous trouvez aujourd'hui et où vous serez demain, vous êtes mes amis et mes frères. Adieu. »

Danthorïn
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Cycle premier : Danthorïn, Lorndor
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